Quand | When

20.07.2016 | 19h00
21.07.2016 | 19h00

| Where

la lumière collective
7080, rue Alexandra, #506 Montréal [QC]

Média | Media

HD
En présence de la cinéaste.

Billets | Tickets

7$ à la porte

“The hypnotic videos of Sasha Litvintseva propose sensual film narratives with a displaced sense of reality.” – Alexander Burenkov

Artiste, cinéaste, chercheuse et commissaire, Sasha Litvintseva est née et a grandi en Russie. Elle réside à Londres depuis 2004. Ses films creusent les différentes strates de l’histoire, le passé et le futur, qui s’enchâssent dans les paysages et l’architecture, tout en juxtaposant la monumentalité et la picturalité, le récit et l’infrastructure, le global et le personnel, l’humain et le géologique, l’incarnation et la temporalité, le politique et le loisir, et ultimement, l’infini et le quotidien.

SASHA LITVINTSEVA

Artiste, cinéaste, chercheuse et commissaire, Sasha Litvintseva est née et a grandi en Russie. Elle réside à Londres depuis 2004. Ses films creusent les différentes strates de l’histoire, le passé et le futur, qui s’enchâssent dans les paysages et l’architecture, tout en juxtaposant la monumentalité et la picturalité, le récit et l’infrastructure, le global et le personnel, l’humain et le géologique, l’incarnation et la temporalité, le politique et le loisir, et ultimement, l’infini et le quotidien.

Son travail a été présenté à l’international : ‘Wroclaw Media Art Biennale’, Pologne, ‘The Moscow Biennale for Young Art’, ‘Modern Art Museum’, Moscou, ‘Institute of Contemporary Art’, Londres, ‘Ann Arbor Film Festival’, ‘Edinburgh Film Festival’, ‘Union Pacific gallery’, Londres, ‘Kasseler Dokfest’, ‘Carlos Ishikawa gallery’, Londres, Festival du nouveau cinéma, Montréal, ‘Kino Der Kunst’, Munich, Cinéma du Réel, Paris. Des présentations et rétrospectives lui ont été entièrement consacrées à Union Docs, New York, Courtisane Film Festival, Ghent, Close-Up Film Centre, London, AC Institute, New York, Edinburgh Film Guild, Image/Movement, Berlin, Nightingale Cinema, Chicago et VISIONS, Montréal, et son film ‘Evergreen’ a été édité en DVD (Filmarmalade) en 2015.

Diplômée de l’école des beaux arts Slade, elle poursuit actuellement un doctorat sur la question d’une pratique à la fois filmique et géologique à Goldsmiths, à l’Université de Londres. Membre fondatrice de l’équipe de recherche Screen and Audiovisual Research Unit, elle travaille aussi en tant que commissaire indépendante de l’image en mouvement contemporaine et comme co-programmatrice de la 4ème édition à venir du ‘November Film Festival’.

Sasha Litvintseva is an artist, filmmaker, researcher and curator. She was born and raised in Russia and has been based in London since 2004. Her films excavate the layers of history, past and future, embedded in landscape and architecture, and juxtapose and entangle the monumental and the pictorial, narrative and infrastructure, the global and the personal, the human and the geologic, embodiment and temporality, politics and leisure, and ultimately the infinite and the everyday.

Her work has been exhibited worldwide including Wroclaw Media Art Biennale, Poland, The Moscow Biennale for Young Art, Modern Art Museum Moscow, Institute of Contemporary Art, London, Ann Arbor Film Festival, Edinburgh Film Festival, Union Pacific gallery, London, Kasseler Dokfest, Carlos Ishikawa gallery, London, Festival Du Nouveau Cinema, Montreal, Kino Der Kunst, Munich, Cinema Du Reel, Paris among many others.

She has had solo shows and retrospective screenings at Union Docs, New York, Courtisane Film Festival, Ghent, Close-Up Film Centre, London, AC Institute, New York, Edinburgh Film Guild, Image/Movement, Berlin, Nightingale Cinema, Chicago and VISIONS, Montreal, and her film Evergreen was released on DVD by Filmarmalade in 2015.

​A graduate of the Slade School of Fine Art she is currently working on an AHRC CHASE funded practice based PhD proposing the concept of geological filmmaking at Goldsmiths, University of London, where she is a founding member of the Screen and Audiovisual Research Unit. She is also an independent curator of contemporary moving image and co-curator of the forthcoming inaugural November Film Festival.

THE SPECTACLE OF HISTORY

[Oeuvres réalisées par | Works by Sasha Litvintseva  ]

20.07.2016 | 19h00 | 85 min

2013 | HD Video | 31 min 20 sec

Un père et son enfant maintenant adulte de nationalité inconnue franchissent un paysage où des histoires appartenant au passé et à la modernité se transmutent en un spectacle matériel, aux nuits remplies par d’incessants divertissements. Parmi les restes des cultures qui ont subi des mutations, les corps sont pris dans des rituels d’adoration du Soleil, stagnant dans un état de passivité. Des lumières disco imprègnent tout, des ongles de pied turquoises flottent au dessus de la ville. Des colonnes millénaires sont submergées par des piscines. Sur un chantier naval en bordure de la ville, un groupe d’hommes construisent une arche, des ouvriers affirmant activement leur influence significative sur leur environnement. Il se peut qu’ils obtiennent ou non le salut alors que le film et le monde autour d’eux se désintègrent vers une fin atlantéenne.

A father and his grown children of unnamed nationality, make their way through a landscape where ancient and modern histories transmute into material spectacle and the nights are filled with incessant entertainment. Amidst remains of mutated cultures, bodies are caught in rituals of sun worship, stagnating in a state of passivity. Disco-lights permeate all, and turquoise toenails float above the city. Millennia old columns are submerged in swimming pools. At a shipyard on the edge of town, a group of men are building an ark, labourers actively asserting meaningful influence upon their surroundings, they may or may not achieve salvation as the film and the world around them all are disintegrating toward an Atlantean End.

2014 | HD Video | 12 min 28 sec

​Tissant autour de la théorie de l’immortalité basée sur la prémisse que nos vies consistent en une somme de toutes les informations que nous consommons et traitons, découlant de théories existantes élaborées au sein de nombreuses disciplines scientifiques, le film s’appuie sur l’histoire personnelle que je brosse empreinte d’une catastrophe nucléaire mondiale : ceci permet de précipiter la méditation sur le rôle potentiel d’un individu sur le film/évènement imaginaire de notre mort individuelle ou collective. Tel un protagoniste ou un figurant qui apparaît dans bon nombre de plans au moment de leurs morts.

​Si vous étiez en mesure d’expérimenter tout ce qui a existé, auriez-vous encore peur?

Weaving around a theory of immortality based on the premise that our lives are a summation of all the information we consume and process, gleaned from existing theories from a number of scientific disciplines, the film draws on my personal history’s brush with a global nuclear disaster, to precipitate a meditation on the potential role of an individual in the imaginary film/event of our individual or collective death: as a protagonist, or as an extra appearing in a handful of frames at the very moment of their death.


​If you could experience everything that ever was, would you still be afraid?

2014 | HD Video | 27 min

Evergreen explores the crisis of grand narratives in the face of the photographic image. It is a self-deconstructing story of an immortal traveller’s undefinably temporal/spacial journey through inhabited theme parks and museums, islands of time, abandoned cities. A civilisation’s perpetual struggle for perfection and unquenchable documentation of itself, as if driven by knowledge of its looming demise. Heritage as spectacle, spectacle as heritage, nature as both.


​Original soundtrack: Jordan Yusuf Bedding

‘Evergreen’ explore la crise des grands récits face à l’image photographique. Le film consiste en lui-même en une histoire en déconstruction de l’aventure spatiale et temporelle indéfinissable d’un voyageur immortel à travers des parcs d’attraction et musées, des îles de temps et villes abandonnés, tous habités. La lutte d’une civilisation pour la perfection, à la une soif insatiable de se documenter soi-même, comme si elle était menée par sa connaissance de son imminente disparition. Le patrimoine comme spectacle, le spectacle comme patrimoine, la nature, les deux à la fois.

Bande-son originale : Jordan Yusuf Bedding

2015 | HD Video | 14 min 12 sec

Baigné dans l’histoire elliptique et le simulacre historique, ‘Exile Exotic’ se déroule dans un hotel :une réplique du Kremlin. Narrant les débuts exotiques de l’exil de ma mère de la Russie, le film sert de plateforme qui nous permet de visiter le Kremlin à nouveau, bien qu’au bord d’une piscine. Accompagné par un score lyrique rappelant le chant des sirènes poussant Ulysse à errer davantage lors de son périple vers sa maison, notre histoire se réverbère à travers celle de la Russie, limitant la liberté de mouvement des individus. Ce film est un pèlerinage. Ce film survient en vagues.

​Bande-son originale / performance : Hannah Catherine Jones

Steeped in elliptical history and historical simulacra, Exile Exotic is set at a hotel that is a replica of the Kremlin. Narrating the exotic beginnings of my mother’s and my exile from Russia, the film serves as a platform for us to visit the Kremlin again, albeit by the side of a pool. Soundtracked by an operatic score reminiscent of the song of the sirens making Odysseus stray on his long journey home, our story reverberates throughout the scope of Russian history’s limiting of free movement of individuals. This film is a pilgrimage. This film comes in waves.​

​Original score / performance : Hannah Catherine Jones

SPECTRES OF THE FUTURE

[Oeuvres choisies par | Works programmed by Sasha Litvintseva ]

21.07.2016 | 19h00 | 75 min

La fascination pour les ruines a vu le jour aux côtés de l’historicisation de l’écoulement du temps, et consistait tout autant à avoir peur et espoir en le futur qu’à imaginer le passé. À l’époque du démantèlement final des mythes autour du progrès linéaire, l’obsession contemporaine pour les ruines est porteuse à la fois d’une anxiété et d’une fétichisme face à la destruction. Selon Huyssen, elle renferme aussi une forme de nostalgie pour un temps au sein duquel nous n’avions toujours pas perdu le pouvoir d’imaginer des futurs alternatifs. ‘Remnants of the Future’ d’Uriel Orlow : ce titre fait échos à une temporalité qui n’existe pas sur un plan linéaire : le futur est déjà passé, et ses traces se perçoivent dans le présent. Son sujet : une ville fantôme arménienne à moitié construite, un projet soviétique avorté – la « fin de l’histoire » menace à l’horizon. La contemplation des ruines est interrompue par la voix off d’un émissaire venant d’une future utopie communiste. Regardant une ruine aussi vieille que le tournant emprunté par l’histoire afin de se diriger vers une autre sorte de futur, elle conjure un futur passé devant un portail vers ce qui aurait pu être. ‘A Idade Da Pedra’ d’Ana Vaz est inspiré par un autre projet utopique, celui de la construction de la ville Brasilia. Mélangeant la texture du 16mm présentant le paysage de l’ouest du Brésil et l’image de synthèse spéculative de la structure monumentale, le film floue la ligne entre ce que sont une carrière et un site archéologique, la construction d’une ville et le déterrement d’une ruine. L’image est suspendue entre un passé lointain et un futur tout aussi éloigné, dans une ère de pierre mythique comme le rappelle le titre.

Voyager dans le temps a été un motif clef pour la science fiction depuis les tous débuts du genre. En 2011, la Chine a interdit sa représentation au cinéma et à la télé, donnant à son voisin proche, Taïwan, un curieux avantage – la liberté d’explorer des idées non linéaires relatives au temps. ‘Friendly Things From the Future’ de Nicholas Brook se déroule à Hualien, au bord de la côte paisible de Taïwan. S’inspirant du cycle naturel du temps inféré du Taoïsme, des cycles de l’eau à la base du climat tropical taïwanais et de l’industrie principale à Hualien consistant en la manipulation et coupe de la pierre, ce film traite du futur comme partie intégrante du déploiement cyclique propre au temps, empreint dans de mystérieux objets en pierre et paysages, ainsi qu’au sein des couches et rythmes issus du montage. ‘Sitting in Darkness’ de Graeme Arnfield explore un phénomène youtube-accéléré : un mystérieux drone sci-fi sortant des nuages au dessus du Canada. Ce qui sonnait comme un message hors de ce monde en provenance du futur s’est avéré consister en des sons d’une distante catastrophe emprisonnée dans l’atmosphère depuis des années. Cette foule de vidéos, à la fois réelles et fausses, consistent en des ruines de l’évènement. La vitesse de l’image en réseau créant un monument durable accompagnant le moment acoustiquement tout aussi durable.

The fascination with ruins arose in the eighteenth century alongside the historicisation of the flow of time, and was just as much about fearing and hoping for the future, as imagining the past. The contemporary obsession with ruins, at a time of the final dismantling of the myths of linear progress, comes from both the anxiety and fetishisation of destruction. It also hides, according to Huyssen, nostalgia for a time when we had not yet lost the power to imagine alternative futures. Uriel Orlow’s Remnants of the Future in its very name alludes to a temporality that does not exist on a linear plane: the future has already come and gone, and its traces are visible in the present. Its subject is an Armenian half built ghost town, an aborted Soviet project – the ‘end of history’ looms large. The contemplation of ruins is interrupted by a voiceover from an emissary from a future communist utopia. Looking at a ruin that is as old as the turn at which history began heading toward a different kind of future, it conjures a future past, becoming a portal to what might have been. Ana Vaz’s A Idade Da Pedra is inspired by another utopian project, that of the construction of the city of Brasilia. Weaving together the 16mm texture of the filmed landscape of the far west of Brazil and the CGI speculativeness of the monumental structure, the film blurs the line between a quarry and an archaeological site, the construction of a city and the unearthing of a ruin. The image is suspended between the deep past and the deep future, in the title’s mythical time of stone.


​Time Travel has been one of the key motifs in science fiction since the genre’s inception. In 2011 China passed a ban on its depiction in film and TV, leaving its close neighbour Taiwan with a curious advantage – the liberty of exploring non-linear ideas of time. Nicholas Brooks’s Friendly Things From the Future takes place in Hualien, on the quiet coast of Taiwan. Taking inspiration from the cyclical nature of time inferred from Taoism, the water cycles that provide Taiwan’s tropical climate, and the nature of Hualien’s main industry: the manipulation and cutting of stone, the film treats the future as already part of the fabric of time’s cyclical unfolding, present in the landscape and mysterious stone objects, and in the layers and rhythm of the edit. Graeme Arnfield’s Sitting in Darkness explores a youtube-accelerated phenomenon of a mysterious sci-fi drone coming from the clouds over Canada. What sounded like an otherworldly message from the future turned out to be the sounds of a distant catastrophe trapped in the atmosphere for years, and the myriad videos both real and fake remain as ruins of the event: the speed of the networked image creating a lasting monument to the sonically lasting moment.

Uriel Orlow | 2008 | 17 min

Remants of the Future débute dans une ville fantôme au nord de l’Arménie près des frontières géorgiennes et turques, et se déroule au sein d’une manufacture qui produisait plus de 50% des textiles de l’Union Soviétique qui a été détruite en 1988 par le tremblement de terre Spitak, à proximité de la collection de masques de mort des sommités soviétiques appartenant à Sergei Merkurov.

Uriel Orlow vit et travaille à Londres. Le travail d’Orlow a été présenté dans divers exhibitions : la 54ème biennale de Venise, Manifesta 9, le Festival d’art Edinburgh, Recent British Artists Film and Video at Tate Britain, London,EVA International Limerick, Bergen Assembly and 8th Mercosul Biennial, Brésil.

Des expositions solo, incluant : ‘John Hansard Gallery’, Southampton; ‘Depo’, Istanbul; ‘Castello di Rivoli’, Turin; ‘Centre PasquArt Biel’; ‘Spike Island’, Bristol; ‘Jewish Museum’, New York. Le travail d’Orlow a aussi été présenté à l’international dans des musées, galeries, des festivals de films incluant : ‘Tate Modern’, ‘Whitechapel Gallery’, ‘ICA’ et ‘Gasworks’, Londres; ‘Oberhausen Short Film Festival’, ‘Film Festival Locarno’, ‘Kasseler Docfest’, Palais de Tokyo, Paris; ‘Württembergischer Kunstverein Stuttgart’; ‘Extra-City Antwerp’; ‘Alexandria Contemporary Art Forum’ (ACFA) et ‘Contemporary Image Collective (CIC)’, Caire; ‘Casa del Lago’, Mexico; ‘Kunsthalle Budapest’, ‘Museum of Contemporary Photography Chicago’.

Orlow est un professeur invité au Royal College of Art London, ainsi qu’un chercheur principal à l’Université de Westminster et enseigne à la University of Arts de Zurich.

emnants of the Future takes as its starting point a ghost city in Northern Armenia near the Georgian and Turkish borders, a factory that once produced over 50% of the Soviet Union’s textiles and that was destroyed in the 1988 Spitak earthquake, as well as the nearby collection of Sergei Merkurov’s death masks of Soviet luminaries.


Uriel Orlow lives and works in London. Orlow’s work was presented at recent survey exhibitions including the 54th Venice Biennale, Manifesta 9, Edinburgh Art Festival, Recent British Artists Film and Video at Tate Britain, London,EVA International Limerick, Bergen Assembly and 8th Mercosul Biennial, Brazil.

Solo exhibitions include John Hansard Gallery, Southampton; Depo, Istanbul; Castello di Rivoli, Turin; Centre PasquArt Biel; Spike Island, Bristol; Jewish Museum New York. Orlow’s work has also been shown in museums, galleries and film-festivals internationally including Tate Modern, Whitechapel Gallery, ICA and Gasworks, London; Oberhausen Short Film Festival, Film Festival Locarno, Kasseler Docfest, Palais de Tokyo, Paris; Württembergischer Kunstverein Stuttgart; Extra-City Antwerp; Alexandria Contemporary Art Forum (ACFA) and Contemporary Image Collective (CIC) Cairo; Casa del Lago, Mexico City; Kunsthalle Budapest, Museum of Contemporary Photography Chicago amongst others.

Orlow is a visiting professor at the Royal College of Art London, senior research fellow at University of Westminster, and also teaches at the University of the Arts, Zurich.

Graeme Arnfield | ​2015 | 16 min

Un son émerge de la noirceur. Un échos, un bourdonnement. Des gens terrifiés émergent dans les rues à la recherche de sa source. Ils sortent leur caméra et filme le ciel, à la recherche de son auteur. Nous regardons, assis dans la noirceur, nos muscles se contractent, nos pupilles se dilatent. « J’espère que la caméra captera cela ». ‘Sitting in Darkness’ explore la circulation, le spectatorship et les politiques non déclarées des images contemporaines.

Graeme Arnfield est basé à Londres, né à Cheshire. Son travail explore les problèmes de communication, le spectatorship et l’histoire. Il a été présenté dans divers festival et lieux de diffusion artistique : ‘Courtisane Festival’, ‘Hamburg International Short Film Festival’, ‘Kasseler Dokfest’, ‘LUX’, ‘Institute of Contemporary Arts’ (ICA), ‘Aesthetica Film Festival’, ‘Manchester Cornerhouse’ et au Vdrome. Il détient une maîtrise en cinéma expérimental de l’Université de Kingston.

Out of the darkness a sound emerges. It echoes and drones. Terrified people take to the streets in search of its source. They get their cameras out and document the sky, searching for an author. We watch on, sitting in darkness, our muscles contract and our pupils dilate.“I hope the camera picks this up”. “Sitting in Darkness” explores the circulation, spectatorship and undeclared politics of contemporary images.

Graeme Arnfield is an artist living in London, born in Cheshire. His work explores issues of communication, spectatorship and history and has been presented at Courtisane Festival, Hamburg International Short Film Festival, Kasseler Dokfest, LUX, Institute of Contemporary Arts (ICA), Aesthetica Film Festival, Manchester Cornerhouse and on Vdrome. He graduated with a Masters in Experimental Cinema at Kingston University.

Nicholas Brooks | 2014 | 13 min

Nicholas Brooks est un artiste qui vit à Londres travaillant le film, la sculpture et les installations. Il a obtenu une maîtrise en beaux arts à la Slade en 2011. Depuis, il a réalisé des exhibitions à : ‘MOT Projects’, V22, Vitrine, ‘Bold Tendencies’ et à l’espace Jerwood. Ses films ont été présenté à l’international incluant : ‘Garage Screen’ à Moscou, les festivals de film Rotterdam et Oberhausen, ‘Haus der Kulturen der Welt’, Berlin, ‘Reina Sofia’,Madrid, et a visité plusieurs lieux au Royaume-Uni, aux États-Unis ainsi qu’au Japon. Il a aussi été un professeur et conférencier invité dans diverses institutions : ‘Cass Faculty of Art’, ‘Architecture and Design’, London, ‘The Architectural Association’, ‘Slade School of Fine Art’ et ‘Central Saint Martins’.

Nicholas Brooks is a London based artist working across film, sculpture and installation. He graduated from his MFA at the Slade in 2011 and has since had shows at MOT Projects, V22, Vitrine, Bold Tendencies and the Jerwood Space among others.
His films have been shown internationally at venues including the Garage Screen in Moscow, Rotterdam and Oberhausen International Film Festivals, Haus der Kulturen der Welt Berlin, Reina Sofia Madrid and have toured venues across the UK, United States and Japan. He has been a lecturer and visiting lecturer at The Cass Faculty of Art, Architecture and Design, London, The Architectural Association, Slade School of Fine Art and Central Saint Martins.

Ana Vaz | 2013 | 29 min

« Tout aussi artificiel que le monde lorsqu’il a été créé ».

Un voyage dans l’ouest du Brésil nous mène à une structure monumentale – pétrifiée au centre de la savane. Inspiré par la construction épique de la ville Brasília, le film utilise l’histoire pour l’imaginer autrement. « Je regarde Brasília de la façon dont j’observe Rome : Brasília commence par une simplification finale de ruines ». À travers les traces géologiques qui nous mène à ce moment fictif, le film déterre une histoire d’exploration, de prophétie et de mythe.

Ana Vaz est une artiste et cinéaste dont les films et les œuvres de cinéma élargi usent de la spéculation pour traiter des relations entre soi et les autres, les mythes et l’histoires, au travers d’une cosmologie de signes, références et perspectives. Diplômée du Royal Melbourne Institute of Technology et Le Fresnaoy – Studio National des Arts Contemporains, Ana est aussi membre du SPEAP (un groupe de recherche expérimental sur l’art et la politique), un projet mis sur pied et dirigé par Bruno Latour. Ses films ont été présentés dans de nombreux festivals de films à l’international incluant : ‘New York Film Festival’, ‘Visions du Réel’, ‘TIFF Wavelengths’, CPH:DOX, ‘Media City’ et ‘Ann Arbor’. Plusieurs expositions lui ont été consacrées ou ont été présenté en compagnie du travail de d’autres artistes : ‘Rosa Brux’, Bruxelles, ‘Museum of Contemporary Photography’, Chicago et à la ‘Temporary Gallery’, Cologne.

En 2015, elle a reçu le Granx Prix dans la catégorie Compétition International au ‘Media City Film Festival’ ainsi que le Prix principal au ‘Fronteira Experimental and Documentary Film Festival’ pour son film ‘Occidente’. Elle reçoit la même année le Prix ‘Kazuko Trust Award’ présenté par la ‘Film Society of Lincoln Center’, reconnaissant l’excellence de son travail de l’image en mouvement artistique et innovateur.

Ana est un aussi une membre fondatrice du collectif ‘Coyote’ aux côtés de Tristan Bera, Nuno da Luz, Elida Hoëg et Clémence Seurat, un collectif pluridisciplinaire qui traite de l’écologie, l’anthropologie, l’ethnologie et les sciences politiques à l’aide d’un éventail de plateformes transversales.

“As artificial as the world must have been when it was created”

​A voyage into the far west of Brazil leads us to a monumental structure – petrified at the centre of the savannah. Inspired by the epic construction of the city of Brasília, the film uses this history to imagine it otherwise. “I look at Brasília the way I look at Rome : Brasília began with a final simplification of ruins”. Through the geological traces that lead us to this fictive monument, the film unearths a history of exploration, prophecy and myth.

Ana Vaz is an artist and filmmaker whose films and other expanded works speculate upon the relationships between self and other, myth and history through a cosmology of signs, references and perspectives. A graduate from the Royal Melbourne Institute of Technology and Le Fresnoy – Studio National des Arts Contemporains, Ana was also a member of SPEAP (experimental research group in art and politics), a project conceived and directed by Bruno Latour. Her films have been showed at a number of international film festivals including the New York Film Festival, Visions du Réel, TIFF Wavelengths, CPH:DOX, Media City and Ann Arbor as well as solo and group shows at Rosa Brux (Brussels), Museum of Contemporary Photography (Chicago) and Temporary Gallery (Cologne).


In 2015, she was awarded the Grand Prize for the international competition at Media City Film Festival as well as the Main Prize at Fronteira Experimental and Documentary Film Festival for her film “Occidente”. She is the 2015 recipient of the Kazuko Trust Award presented by the Film Society of Lincoln Center in recognition of artistic excellence and innovation in her moving-image work.

​Ana is also a founding member of the collective “Coyote” along with Tristan Bera, Nuno da Luz, Elida Hoëg and Clémence Seurat, a cross-disciplinary group working in the fields of ecology, anthropology, ethnology and political science through an array of cross­cutting platforms.

Translation © Emma Roufs