Quand | When

25.10.2017 | 20h00
26.10.2017 | 20h00

| Where

la lumière collective
7080, rue Alexandra, Montréal [QC]

Média | Media

16mm
En présence du cinéaste.

Billets | Tickets

7$ à la porte

Avec | With

Concordia’s Research Chair in Experimental Nonfiction

“His magic is that he is able to transform bushes, the light falling on a leaf, a post stumped into the ground, into some necessary relationship, that is then remapped and revisited, rearticulated as the film draws forward.” – Mike Hoolboom

Spécialiste de la réalisation de films lyriques tournés en 16mm et artiste en arts sonores et visuels, Robert Todd réalise incessamment de courts films qui résistent à toute catégorisation.

ROBERT TODD

Spécialiste de la réalisation de films lyriques tournés en 16mm et artiste en arts sonores et visuels, Robert Todd réalise incessamment de courts films qui résistent à toute catégorisation. Au cours des vingt dernières années, il a produit un grand nombre de courts et moyens métrages qui ont été présentés à l’international dans de multiples lieux et festivals incluant le Media City Festival, San Francisco International Film Festival, Rotterdam International Film Festival, New York Film Festival, Les Rencontres Internationales, Black Maria Film Festival, Festival du nouveau cinéma, la Cinémathèque Ontario, Harvard Film Archive, Pacific Film Archive, la Biennale de Paris, Slamdance Film Festival et maints autres. Robert Todd a reçu plusieurs prix pour ses films ainsi que des bourses et des récompenses pour son travail. Il enseigne la production cinématographique à l’université Emerson à Boston.

A specialist in lyrical 16mm filmmaking as well as a sound and visual artist, Robert Todd continually produces short works that resist categorization. In the past twenty years he has produced a large body of short-to-medium format films that have been exhibited internationally at a wide variety of venues and festivals including the Media City Festival, San Francisco International Film Festival, Rotterdam International Film Festival, New York Film Festival, Les Rencontres Internationales, Black Maria Film Festival, Nouveau Cinema in Montreal, Cinematheque Ontario, the Harvard Film Archive, Pacific Film Archive, the Paris Biennial, Slamdance Film Festival, and others. His films have won numerous festival prizes, grants, and artist’s awards. He teaches film production at Emerson College in Boston.

I, HERE, NOW. ME, THERE, THEN

[Une sélection d’oeuvres réalisées par Robert Todd | A Selection of Works by Robert Todd]

25.10.2017 | 20h00 | 59 min

November 2016 | 16mm | sound | colour | 24 min

Une façon de voir l’Europe à la lumière du jour. Rencontres dans St-Jacques-de-Compostelle, Pesaro, Italie, et Paris, France, sous la forme de l’excursion.

A way of considering Europe in the light of day. ​Engagements within Santiago do Compostela, Pesaro, Italy, Paris France, in an excursive form.

November 2016 | 16mm | colour | 17 min

Idéalisations glorifiantes de la réalité : la lumière qui tombe sur notre monde tandis qu’il s’écrase dans les formes et les formules spectaculaires de la fin.

Glorious idealizations of reality: the fall of light onto our world as it crashes into the spectacular forms and formulas of ending.

September 2013 | silent | b&w | 5 min

La lumière s’endort puis se réveille, et se rendort à nouveau en suivant la rive du jour. Clins d’œil dramatiques à l’étonnante splendeur de l’été.

Light sleeps and rises, and sleeps again along the shoreline of day. Dramatic winkings to the surprising glory of summer.

July 2017 |16mm | silent | colour | 3 min

À la façon des fleurs. (Les images cascadent dans la caméra tout le long d’une bobine, lors d’un singulier midi.)

Flowers and their ways. (Images cascading in the camera over the course of a single roll, on a singular noon.)

​April 2017 | 16mm | sound | colour | 10 min

Une histoire sombre demeure cachée tandis que nous voyageons d’Ici à Là-Bas, tout en demeurant immobiles.

A dark history remains hidden as we travel from Here to There while remaining static.

DIALOGUES : FIGURE/GROUND

[Oeuvres choisies par | Works programmed by Robert Todd]

26.10.2017 | 20h00 | 67 min

Dialogues : Chaque mois, VISIONS invite un ou une artiste en tournée à composer un programme en dialogue avec son propre travail.

Ces films guidés par des caméras aux origines en soi poétiques créent un espace qui procure une égalité spatiale au sujet et à l’environnement, qui tous deux, se fusionnent ou déplacent le locus propre au sujet, et non seulement de manière perceptuelle, mais dans l’imaginaire et, je dirai même, de manière métaphysique.

À des degrés divers, ils nous permettent de déplacer la hiérarchie de la perception loin d’une figure singulière comme objet unique d’observation, ce qui invite les yeux à la errance ainsi qu’à prendre des “décisions”. En majeure partie, ils maintiennent un champ d’action limité, même s’ils suggèrent la plus part du temps une sorte de voyage dimensionnel – dans la scène de la tornade dans The Wizard of Oz, l’arrière-plan vibre pour attirer l’attention, un pouvoir figuratif s’en dégage sans pour autant diminuer l’importance de l’action qui se déroule au premier plan, mais il la détermine certainement. Dans Mercurio, les acteurs sont révélés graduellement, notre attention se construit alors qu’elle se porte sur l’évolution de l’espace, une forêt magique de lumière dans laquelle se trouvent les personnages assis tous deux ensemble dans une forme d’isolement. Cette sorte de tension existe de manière différente dans ALIKI, un portrait d’une flamant rose aveugle qui hante un marécage calme au coucher du soleil. Cette tension est une question de relation entre l’observation et la sensation, mais aussi entre les éléments en interaction, ce qui inclue l’interaction active entre les éléments picturaux. SMOKESTACK de Paul Turano fait appel à une approche analytique pour nous ramener au Kansas afin d’observer avec minutie l’intersection entre la matérialité du médium et ses référents fondamentaux. Ces éléments continuent de s’épanouir et possèdent leurs propres maisons qui restent en dialogue avec la nature picturale des médiums desquels ils proviennent, tout en exposant la chaleur émanant d’un intérieur qui se trouve au sein et au-delà de ces surfaces.

Dialogues : Every month VISIONS invites visiting artists to curate a programme in dialogue with their own work.

“These camera driven films that are poetic in origin, and create a space that allows equal weight for the space of a subject and the space of the environment, often merging the two, or shifting the locus of subject-hood, not only perceptually, but in the imagination, and I would say metaphysically as well.

To varying degrees, they allow us to shift the hierarchy of perception away from a singular figure as the main object of consideration, allowing the eyes to roam and make “decisions”, and for the most part they maintain a contained field of action, though they often suggest a sort of dimensional travel – In the tornado scene in The Wizard of Oz, the background vies for attention as with the foreground, the background achieving a figurative power that doesn’t reduce the importance of the foreground action, but certainly determines it. In Mercurio, the actors are very gradually revealed, the build of our attention is focused on the evolving space of a magical forest of light that the human characters sit both within, and in isolation from. This kind of tension exists in a different way in ALIKI, a portrait of a blind flamingo that haunts a still marsh at sunset, where there is a question of the relation between observation and sensation, but also between interactive elements, including the active interaction between pictorial elements. Paul Turano’s SMOKESTACK offers an analytic approach to our consideration of the field of vision in these terms, bringing us back to Kansas for a closer view of the intersection between the material of the medium and its elemental referents. Those elements continue to grow and have homes of their own that remain in dialogue with the pictorial nature of the mediums they draw from, but exposing the warmth of an interior that lies within and beneath these surfaces.” – [Robert Todd]

1939 | digital | sound | b&w | 3 min

Sandro Aguilar| 2010 | digital | sound | colour | 18 min

À ce rythme, personne n’appartient à qui que ce soit, tout change devant nos yeux.

​At this pace, no one belongs to no one, everything changes before our eyes.

Richard Wiebe | 2010 | digital | sound | colour | 6 min

Lac Aliki, Chypre. Durant des siècles, des flamants roses en provenance de l’Iran ont passé l’hiver ici. Rimbaud en a fait la rencontre quand il travaillait dans la carrière de Larnaca. Les Arabes du 7e siècle les décrivaient afin de signaler le site funéraire d’Umm Haram, tante du prophète Mohammed. On dit que Lazare a écoulé ses jours aux abords de ce lac après sa résurrection — regardant le soleil en face, pour se défaire de la noirceur du tombeau. Les Grecs représentaient les flamants en poésie, les Romains les abattaient pour leur langue. Aujourd’hui, un homme chante :

Pharmacien, ô pharmacien, ô pharmacien,
Je veux pour moi un remède, je veux pour moi un remède,
Mon cœur, mon cœur, mon cœur bat ainsi,
Mon cœur est affligé par ta faute.

​Lake Aliki, Cyprus. For centuries, flamingos have wintered here from Iran. Rimbaud encountered them when he worked a quarry in Larnaca. 7th century Arabs described them to mark the burial site of Umm Haram, aunt of the Prophet Muhammad. It is said that Lazarus spent his days on the shores of this lake after his resurrection, staring into the sun to shake off the darkness of the grave. The Greeks represented flamingos in poetry, the Romans slaughtered them for their tongues. Today, a man sings:

Pharmacist, oh pharmacist, oh pharmacist,
I want medicine for myself, I want medicine for myself,
My heart, my heart, my heart is beating like this,
My heart is afflicted because of you.

Paul Turano | 2012 | SD | sound | colour | 3 min

Les agonies d’une vieille forme d’énergie constatées par l’innocent, inspiré par l’essai de George Bataille « Smokestack ».

« Je ne suis pas au courant, bien entendu, que pour la majorité des gens la cheminée est simplement un signe du travail des hommes, et non pas une terrible projection d’un cauchemar qui se développe de manière obscure, tel un cancer, au sein de l’humanité. Évidemment, un ne peut, par principe, continuer de porter son attention sur ceci qui est visible tel une révélation d’un état de violence dont l’un en tient une part de responsabilité. Cette façon enfantine ou naïve d’observer est remplacée par une vision connaissante qui permet à l’un de considérer une cheminée d’usine comme une construction en pierre formant une pipe pour l’évacuation de la fumée haut dans le ciel – ce qui revient à dire, une abstraction.» – [extrait de « Smokestack », George Bataille 1929]

​The death throes of old energy witnessed by the innocent, inspired by the George Bataille essay “Smokestack”:
“I am, of course, not unaware that for most people the smokestack is merely the sign of mankind’s labor, and never the terrible projection of that nightmare which develops obscurely, like a cancer, within mankind. Obviously one does not, as a rule, continue to focus on that which is seen as the revelation of a state of violence for which one bears some responsibility. This childish or untutored way  of seeing is replaced by a knowing vision which allows one to take a factory  smokestack for a stone construction forming a pipe for the evacuation of smoke  high into the air-which is to say, for an abstraction.” – [from George Bataille “Smokestack” 1929]

Nick Collins | 16mm on HD | silent | colour | 3 min

Nick Collins | 2012 | 16mm | silent | colour | 4 min

« Temple of Apollo est une contemplation des vestiges du temple d’Apollon de Corinthe à Agios Andreas, dans la Messénie, en Grèce. Le film s’inspire du livre de Fritz Graf sur Apollon paru en 2008. Des éléments du mythe entourant le dieu se présentent, se remarquent ou sont suggérés. » – [Andrew Vallance et Simon Payne, Contact]

“Temple of Apollo looks at the vestigial remains of a temple to Apollo Korynthos at Agios Andreas in Messenia, Greece. The film draws on Fritz Graf’s 2008 book on Apollo. Elements from the myths surrounding the god are found, or noticed, or suggested.” – ​[Andrew Vallance and Simon Payne, Contact]

Nick Collins | 2012 | 16mm | silent | colour | 3 min

« An Afternoon est axé autour d’une moustiquaire à mailles fines qui sépare l’intérieur de l’extérieur tout en donnant à l’image une qualité quasi-pixelisée. Le film enregistre le passage d’un après-midi, tout en suggérant une temporalité plus large. » – [Andrew Vallance et Simon Payne, Contact]

“An Afternoon pivots around a fine-mesh flyscreen, which divides interior from exterior and gives an almost pixel-like quality to the image. The film records the passage of a single afternoon and hints at a more expansive time-frame.” – ​[Andrew Vallance and Simon Payne, Contact]

Rebecca Meyers | 2008 | 16mm | sound | colour | 5 min

« Un côté de l’univers qui tourne le dos au soleil. » – [Rebecca Meyers]

« night side est un poème symphonique fait d’images crépusculaires, de couleurs et de lumières qui privilégient l’isolement, voire la solitude. Des oiseaux apparaissent en solitaire, perchés sur des branches comme les sentinelles de l’hiver. Des intérieurs dépourvus de présence humaine attirent néanmoins le regard, à travers les teintes chaudes des lampes qui se reflètent dans les fenêtres. » – [Tony Pipolo, Millenium Film Journal]

“A side of the universe turned away from the sun.” – Rebecca Meyers

“night side is a tone poem of twilight images, colors, and lights that privilege isolation, even loneliness. Birds appear alone, perched sentinel-like on winter branches. Interiors, though absent of human presence, nevertheless beckon through warmly lit reflections of lamps in windows.” ​-[ Tony Pipolo, Millennium Film Journal]

Vincent Grenier | 2010 | digital | sound | colour | 10 min

« Avec pour “buisson ardent” un flamboyant fusain rouge numérique, réflexion sur la nature culturellement construite des représentations du monde et la façon dont on l’enregistre ou la traduit. » – [Québec Cinéma]

“Burning Bush is made from a series of mid fall shots of a bright ‘digital’ red euonymus both in real time and with video time lapses. Much of the ideas for the piece emerged during post-production. The Euonymus mid fall ‘natural’ leaves are startling, their colors are so saturated as to appear unreal, their purity so uniform as to appear manufactured. It has long been a fascination of mine to activate shared qualities living in parallel universes; always, that which is present in the make up of the digital cinema image and that of the physical world it is representing. Assumptions we make about the real world, the way it is recorded, or more appropriately translated, are cultural constructs. The inevitable biblical connotations of the Burning Bush refers to man made poetic as well as institutional constructs.” – Vincent Grenier

Julie Murray | 2014 | 16mm | silent | b&w/ colour | 12 min

Filmé à la Film Farm, en Ontario, développé dans un seau sur place. Des objets, animés et inertes, ont été examinés à travers le viseur et sous un microscope, et des chèvres ont été interviewées quotidiennement. Des pensées ont été exhortées dans la lumière, dans leur ordre d’apparition.

​Filmed at the Film Farm, Ontario in 2006 and added to over time. Objects, animate and inert, were examined through viewfinder and under a microscope and goats were interviewed daily. Thoughts coaxed into light in about the order they were encountered.

Translation to French © Mathieu Bédard / Emma Roufs