Quand | When

07.06.2018 | 20h00

| Where

la lumière collective
7080, rue Alexandra, Montréal [QC]

Média | Media

16mm | HD
En présence de la cinéaste.

Billets | Tickets

7$ à la porte

“Szlam’s rendering doesn’t so much arrest us by conveying the essential majesty of the landscape, but rather, the visual music and subliminal sound experimentation leave us curious about its material composition and the broader natural and political histories in which that composition has been determined.” – Dan Sullivan

Née au Chili, Malena Szlam vit et travaille présentement à Montréal. Son travail se situe à l’intersection du cinéma, de l’installation et de la performance. Sa pratique explore la relation entre le monde naturel, la perception et le processus intuitif. La poétique qu’elle développe au travers de son travail en direct fait appel aux dimensions à la fois matérielles et affectives propres à la pratique cinématographique analogue.

MALENA SZLAM

Née au Chili, Malena Szlam vit et travaille présentement à Montréal. Son travail se situe à l’intersection du cinéma, de l’installation et de la performance. Sa pratique explore la relation entre le monde naturel, la perception et le processus intuitif. La poétique qu’elle développe au travers de son travail en direct fait appel aux dimensions à la fois matérielles et affectives propres à la pratique cinématographique analogue.

Membre du collectif Double Negative, son travail a entre autre été présenté au International Film Festival Rotterdam, Toronto International Film Festival, New York Film Festival, Museum of Fine Arts Boston, Hong Kong Film Festival, et au Buenos Aires Museum of Modern Art. Slzam est récipiendaire du prix Roberto Ariganello Artist Residency Award 2018 émis par le LIFT – Liaison of Independent Filmmakers of Toronto. Récemment, une rétrospective de son travail cinématographique a été présenté au Los Angeles Filmforum et au ATA – Artists’ Television Access à San Francisco.

Born in Chile, Malena Szlam is an artist-filmmaker based in Montréal. Working at the intersection of cinema, installation, and performance, her practice explores the relationship between the natural world, perception, and intuitive process. The poetics developed through her time-based works engage the material and affective dimensions of analogue film practice. She is a member of Double Negative, an artist collective dedicated to the production and exhibition of experimental cinema.

Her work has been featured in numerous international showcases, such as the International Film Festival Rotterdam, the Toronto International Film Festival, the New York Film Festival, the Museum of Fine Arts Boston, the Hong Kong Film Festival, and the Buenos Aires Museum of Modern Art. Szlam is recipient of the LIFT – Liaison of Independent Filmmakers of Toronto’s Roberto Ariganello Artist Residency Award 2018. Most recently, a retrospective of her film work was presented at Los Angeles Filmforum and ATA – Artists’ Television Access in San Francisco.

“Malena Szlam’s films are meticulously assembled using a menagerie of techniques to physically alter the film elements resulting in dreamlike, collaged, flickering images leaving viewers with a sense of wonderment, displacement and an expanded sense of time. Szlam’s careful construction of her works serves to ground and guide viewers on a serene journey through these brief and powerful cinematic experiences.” – [Becca Keating, Los Angeles Filmforum]

OF THE NIGHT

[Oeuvres choisies par Malena Szlam | Works programmed by Malena Szlam]

[Oeuvres réalisées par Malena Szlam, Chick Strand et Julie Murray | Works by Malena Szlam, Chick Strand et Julie Murray]

20h00 | 49 min

2008 | 35mm to digital | silent | colour | 6 min

Chronogram consiste en un photomontage qui explore les questions de l’immobilité, du mouvement et de la mémoire. À l’aide d’une caméra 35mm, plusieurs expositions ont été composées et montées à même la caméra. Cela a pour effet de créer une séquence d’images imprimées sur des morceaux de films 35mm dépourvue de cadres. Lorsque projetées, ces images révèlent un collage non-linéaire et non-synchronisé. L’aspect éphémère des images – leur transparence, leur superposition et la répétition – nous invite à penser au rôle de la mémoire en relation à la perception, à la façon qui nous permet de reconstruire des fragments pour établir une stabilité et de donner du sens à notre environnement en perpétuel changement.

Chronogram is a photomontage that explores stillness, motion, and memory. Using a 35mm still camera, multiple exposures were composed and edited in-camera, creating frameless sequences of images printed on 35mm filmstrips. When projected, these images become a non-linear, non-synchronized collage. The ephemeral quality of the images—their transparency, layering, and repetition—invites us to reflect on the role memory plays in perception, the ways we mentally reconfigure fragments to construct stability and meaning in an environment of perpetual flux.​

​2011 | super 8mm | silent | colour  | 3 min

​La lumière perce la noirceur dans un ravissement ludique – un film dédié à ma chère amie Javiera.

Light breaks the darkness in playful rapture – a film dedicated to my dear friend Javiera.

2010 | Super 8mm to 16mm| silent | colour | 4 min

Beneath Your Skin of Deep Hollow transforme la nuit et l’eau en des mouvements arythmiques de lumière plongés dans une série de couleurs fuyantes. Alors que la noirceur illumine les réflexions et la vue, les impressions en mouvement apparaissent à la surface d’une immobilité agitée.

“Ô miroir !
Eau froide par l’ennui dans ton cadre gelée,
Que de fois el pendant des heures, désolée
Des songes et cherchant mes souvenirs qui sont
Comme des feuilles sous ta glace au trou profond,
Je m’apparus en toi comme une ombre lointaine,
Mais, horreur ! Des soirs, dans ta sévère fontaine,
J’ai de mon rêve épars connu la nudité!”–  [Stéphane Mallarmé, Hérodiade]

Beneath Your Skin of Deep Hollow translates night and water into arrhythmic movements of light in a fugue of colours. Shifting impressions emerge on the surface of an agitated stillness, while darkness illuminates reflections and sight.

​”O mirror!
Cold water by weariness frozen in your frame,
How many times and during many hours, desolate
By dreams and seeking my memories which are
Like leaves beneath the deep hollow of your ice,
I saw myself in you like a distant shadow,
But, horror! Some evenings, in your harsh pool,
From my scattered dreams I have known nakedness!” – [Stéphane Mallarmé, Hérodiade]

​2013 | 16mm | silent | colour | 4 min

“Avec sa superposition saccadée de photogrammes qui démultiplient une lune longuement exposée, Lunar Almanac se lance dans un voyage à travers les sphères magnétiques. Tourné en Ektachrome 16mm et développé à la main, ces touches artisanales imprègnent le film d’un mystère nocturne.” – [Andréa Picard, TIFF Wavelengths, 2014]

“Exploitant autant le hasard que les possibilités techniques intrinsèques de la pellicule, Lunar Almanac est une sorte d’exquise miniature de l’émerveillement.”- [Ana Hušman, Johann Lurf et Andréa Picard, Festival 25 FPS, 2014 (Mention d’honneur)]

Lunar Almanac consiste en une série de notes visuelles qui tracent les points d’observation du cycle lunaire. Faisant appel à de longues expositions et des prises photographiques uniques, des « single-frames », le montage inaltéré réalisé à même la caméra cumule plus de 4000 superpositions de demi-lunes, nouvelles lunes et pleines lunes. Ces inscriptions lunaires défilent avec une énergie frénétique et illuminent nos rêveries nocturnes comme elles affectent les marées.

Lunar Almanac initiates a journey through magnetic spheres with its staccato layering of single-frame, long exposures of a multiplied moon. Shot in 16mm Ektachrome and hand processed, the film’s artisanal touches are imbued with nocturnal mystery.” – [Andréa Picard, TIFF Wavelengths, 2014]

“Harnessing chance as much as film’s innate technical abilities, Lunar Almanac is an exquisite miniature of wonderment.” – [Ana Hušman, Johann Lurf and Andréa Picard, 25 FPS Festival, 2014]

Lunar Almanac traces the observational points of the lunar cycle in a series of visual notations. Using single-frame and long-exposure photography, the unaltered, in-camera editing accumulates over 4000 layered field views of half-moons, new moons, and full moons. These lunar inscriptions flit across the screen with a frenetic energy, illuminating nocturnal reveries that pull at the tides as much as our dreams

2018 | 16mm | silent | colour | 5 min 30 sec

Morphology of a Dream est une étude visuelle des rythmes du cycle de sommeil pendant la phase où les yeux se meuvent rapidement. Filmé dans la forêt au Colorado, Morfología explore un monde onirique qui représente l’espace et la mémoire dans une succession fugace de couleurs et de sensations qui se situent entre le monde “réel” et l’abstraction

Morphology of a Dream is a visual study of the rhythms of sleep cycles during the phase of rapid eye movement. Filmed in the forest in Colorado, Morfología explores an oneiric world that expresses place and memory in a fleeting succession of colors and sensations hovering between the “real” and abstract worlds.

Chick Strand | 1979 | 16mm | sound | b&w | 7 min

Dédié à la mémoire d’Anne Frank ​et à la ténacité de la volonté humaine.

Dedicated to the memory of Anne Frank, ​and the tenacity of the human spirit.

Julie Murray | 16mm | 2004 | sound | colour | 9 min 30 sec

“Une grande partie du film constituant Orchard se concentre sur une ruine du 19ème siècle comprenant un verger entouré d’un mur, dans un lieu appelé Rostellen dans le sud ouest de l’Irlande. Elle est située au cœur de la forêt, où les briques et le mortier des murs brisés s’effritent et sont devenus le point d’ancrage pour les racines d’arbres fins, sans gêne jusqu’à ce qu’ils atteignent 20 pieds en hauteur et que des racines épaisses se suivent comme un filet d’eau paresseux et lent et qui à d’autres endroits se ramifient autour des briques en leur coupant le souffle rappelant ainsi l’agencement artériel du corps humain. Il y a quelques images de Central Park, ainsi que des chutes du Niagara, la route principale Dublin-Cork et une petite forêt à la périphérie de Rosslare, Co Waterford. Autant de faits qui influent sur la forme finale du film, essoufflant les images dans une errance permanente. Des bruissements de la nature les accompagnent jusqu’à ce que l’on entende un cri à la fin, en reconnaissance d’un rêve lié à une figure du très lointain passé.” –  [Light Cone]

“Much of the footage that comprises Orchard is of a 19c ruins that included a walled orchard in and area known as Rostellen in southwest Ireland. It is set deep in the woods and the crumbling brick and mortar of the broken walls has become the anchor for the roots of slender trees, so uninhibited for all this time that they reach twenty feet in height and have thick roots that follow like slow lazy trickles of water and in other places branch and wind over the brickwork in an apparently intelligent arterial arrangement reminiscent of the human body.”- [Julie Murray]

Chick Strand | 16mm | 1986 | sound | colour | 9 min 30 sec

​Un film collage réalisé à partir d’images du Tiers Monde et de sons trouvés issus d’une émission de radio des années 1940
(“I Love a Mystery”), d’enregistrements en direct d’une opération réalisée sur un cheval et d’un service religieux des années 1970. Ces éléments sont utilisés hors de leurs contextes originaux et sont reconstruits afin de créer de nouvelles relations et de nouveaux sens. L’interprétation d’une femme anglophone de la magie du réalisme.

A collage film made from Third World images and found sound from a 1940s radio show (“I Love a Mystery”), live recordings of an operation on a horse, and a 1970s church service, all taken out of context and reconstructed into new relationships and meanings. An Anglo woman’s interpretation of magic realism.

Translation to French © Emma Roufs