Quand | When

22.10.2018 | 20h00

| Where

la lumière collective
7080, rue Alexandra, Montréal [QC]

Média | Media

16mm | HD
En présence du cinéaste.

Billets | Tickets

7$ à la porte

Avec | With

“You need to disassemble some parts of the projector to see what is not usually projected, that is: the optic sound. From there, I started reflecting on the possibility on bringing to the screen that part of the film that’s never shown.” – Stefano Canapa

Stefano Canapa est né à Turin (Italie) en 1977. En 1998, il participe à la création de Superottomonamour, laboratoire cinématographique artisanal à Turin.

STEFANO CANAPA

Stefano Canapa est né à Turin (Italie) en 1977. En 1998, il participe à la création de Superottomonamour, laboratoire cinématographique artisanal à Turin. Il réalise au sein de cette structure ses premiers films en Super 8 et un court-métrage en 35mm, Il logorio. En 1999, il s’installe à Paris et devient membre du GROUPE ZUR (Zone Utopiquement Reconstituée) (Angers – FRA), collectif d’artistes de différents horizons qui travaille au croisement des arts plastiques, du théâtre, de la musique et du cinéma. En 2001, il obtient son diplôme en Histoire et technique du cinéma de l’Université de Turin. Depuis son arrivée en France, il réalise et développe ses films à L’Abominable, un laboratoire cinématographique géré collectivement par un groupe de cinéastes dont il fait partie. Entre 2002 et 2010, il se consacre essentiellement au cinéma élargi en réalisant plusieurs performances et installations (La passione non cambiaAppunti per un film d’amorePetrolioSplit SecondsWavelenght). Les années suivantes, il se tourne à nouveau vers  la réalisation de films, et co-réalise avec Catherine Libert deux documentaires, Les Champs Brûlants et Des provinces lointaines.

Stefano Canapa (Turin, Italy, 1977) graduated in 2001 in Film History and Aesthetics from DAMS University in Turin. After moving to France, he combined his training with his experience from the research lab L’Abominable, and contributed to creating similar kinds of structures (experimental, artisanal, self-managed) in Turin and Montevideo. He is part of the French artist collective Group ZUR (Zone Utopiquement Reconstituée) since 1998. He has been increasingly involved in projects with live components since 2002: installations, performance art, multidisciplinary improvisations, and plays for theatre. He co-directed, with Catherine LIbert two feature documentary film, “Les Champs Brulants” and “Des Provinces Lointaines”. His last short film – Kairos – is signed with dancer Elisa RIbes.

INNER JOURNEY IN PHOTOCHEMICAL LANDS
[L’ABOMINABLE 2000-2018]

[Oeuvres réalisées et oeuvres choisies par | Works directed by and works programmed by Stefano Canapa]

20h00 | 80 min

Yoana Urruzola | 16mm | ​2007 | sound | colour | 10 min

Rencontre avec Marisa Guevara dans un appartement sur la rue Reconquista, à Montevideo, à l’hiver 2007.

Meeting with Marisa Guevara in an apartment on Reconcquista Street, Montevideo, Winter 2007.

Nicolas Rey | 2012 | 16mm | sound | colour | 7 min

Avec l’accord de l’auteur, qui a accepté de faire une exception, nous montrons ici une des bobines sur 9 qui constituent son long-métrage Autrement, la molussie. La caméra se déplace lentement sur le bord de la mer alors que quelqu’un nous raconte une histoire de marins et de fantômes.

With the agreement of the author, who accept to make an exception, we show one of the 9 reels that make up his feature film Differently, Molussia. The camera slowly move on a seaside while someone tell us a tale of sailors and phantoms.

Stefano Canapa & Elisa Ribes | 16mm | ​2016 | sound | b&w | 11 min 15 sec

«Kairos est un film-poème dansé, une marche sur les rives de la Méditerranée qui évoque aussi bien la disparition du mythe des sirènes que le périple des migrants, entre exil et résistance.Le Kairos désigne pour les Grecs ce moment fugace où tout se décide, le point de bascule, la fenêtre qui s’ouvre et dans laquelle il faut s’engouffrer pour saisir son opportunité.» – [Light Cone]

“Kairos is a poetic dance film set against a Mediterranean background.
Film, nature and the body are brought together to produce an interconnected material choreography. Kairos talks about the loss of the myth of Mermaids while also evoquing the odyssey of the today’s migrants, between exil and resistance. For the Greeks, Kairos signifies the point where everything can happen, that point you can choose to do something or not.” – [Light Cone]

David Dudouit | 2010 | 16mm |  silent | colour | 10 min 20 sec

Il s’agit de 4 bobines de film 16mm patiemment exposées image par image lors d’un séjour sur l’ile bretonne de Ouessant.  Ici l’observation de la nature et de ses phénomènes se marie avec une quête formelle plus prononcée qui modifie notre perception du réel. – [Light Cone]

For this film, four rolls of 16mm film were patiently exposed frame by frame over the course of a stay on Ouessant Island in Brittany. Here, observation of nature and its phenomena is paired with striking formal experimentation, ​which alters our perception of the real.

Emmanuel Lefrant | 35mm to digital | ​2015 | sound | colour | 11 min 30 sec

– Que vois-tu?
– Une étendue peu favorable à l’homme

“Le Pays Dévasté se réfère à l’Anthropocène, l’époque géologique actuelle, vue comme la période à partir de laquelle l’espèce humaine est devenue la force géophysique dominante devant toutes les forces naturelles qui jusque là avaient prévalu. Les traces de notre âge urbain, consumériste, chimique et nucléaire resteront des milliers voire des millions d’années dans les archives géologiques de la planète et soumettront les sociétés humaines à des difficultés considérables.” – [Texte : Light Cone]

– What do you see?
– A place not suited for human beings

Le Pays Dévasté relates to the Anthropocene, the current geological age, viewed as theperiod during which human activity has been the dominant influence on climate and the environment.

Guillaume Mazloum | 2015 | 16mm |  sound | b&w | 7 min

” Qu’est-ce qui ne fut pas tout entier enfoui et sacrifié sous des formules magiques ! » Intertitre extrait de « Sens unique. ”  – [Walter Benjamin]

Fractions est une série de sept films. ​Sept séquences avec pour chacune, un motif et une référence à un texte à caractère politique, afin de créer un espace de réflexion sur la portée et la responsabilité de ces images. – [Light Cone]

“What things were interred and sacrificed amid magic incantations!” Taken from “One way street.” – [Walter Benjamin]

​Fractions
is a seven films series. Seven sequences, each with a pattern and a reference to a text of a political nature, to create a space for reflexion on the scope
​and responsibility of these images. – [lightcone]

Stefano Canapa | 2000-2001 | 16mm |  sound | b&w | 12 min

C’est d’abord une prise sur le réel, un jeu de regards entre une foule anonyme. Puis le crépuscule, une nuit étrange, les mots de Rimbaud: la recherche sur l’image devient prépondérante. Au réveil, on découvre ainsi un « réel merveilleux », un espace sans repères, fluctuant et trempé dans le rêve.

« J’ai apprécié ce parcours, quasiment une dérive dans Paris avec l’irruption de temps suspendu mais aussi des moments tellement imbibés de cinéma. Des plans parfois resurgissaient, évoquant des souvenirs d’un cinéma moins expérimental. J’ai apprécié cette oscillation entre l’aspect documentaire et une intimité faisant irruption, mais jamais ostentatoire. Rimbaud m’a plus surpris ; le texte tout au moins. Il y a une élégance dans la retenue, une fascination pour des actions et des comportements qui n’ont d’autre nécessité que leur présence. »  – [Yann Beauvais]

At first it’s just a take on reality, a game of observation amongst an anonymous crowd. Then it’s a strange night fall with words from Rimbaud with the search for new images becoming primordial. In the morning we discover a fascinating reality, a space without limits, fluctuating in a dreamlike state.

Stefano Canapa | 35mm to digital | 2018 | sound | b&w | 11 min 40 sec

«​Seul face à la caméra, le musicien improvisateur Jérôme Noetinger joue de son magnétophone à bandes Revox B77. ​Il déploie dans l’instant de la captation, dans la durée d’une bobine de film, un organisme sonore complexe basé sur des captures microphoniques, des parasites électromagnétiques et des hasards radiophoniques tous rendus possibles grâce à la puissance de l’enregistrement. Stefano Canapa a décidé de fixer cet instant improvisé avec un dispositif cinématographique délibérément simple, qui offre au spectateur une expérience poétique et sensible sans pour autant délaisser une certaine dimension pédagogique.  Le film est à la fois un portrait, une étude sur le mouvement et une pièce sonore à part entière fixé sur un support pérenne : un ruban de film argentique noir et blanc de 35mm de large.» – [Light Cone]

“Solo in front of the camera, the musician/improviser Jérôme Noetinger plays his reel to reel tape recorder, ​the Revox B77. For the duration of a 16mm film reel, he brings to life and manipulates a complex sonic organism through the power of recording – using microphonic captures, electromagnetic static, and random radio. Stefano Canapa decided to set down this improvised instant with a deliberately simple cinematic device, giving the spectator a poetic and delicate experience without neglecting a certain pedagogical aspect. The film is at the same time a portrait, a study of movement, and a sound piece in its own right, fixed on a perennial support: a strip of traditional black and white 35mm film.” – [Light Cone]

Translation to French © Emma Roufs