Quand | When

08.12.2021 & 09.12.2021 | 18h30

| Where

Cinémathèque Québécoise
335 Boul. de Maisonneuve E, Montréal, QC H2X 1K1

Média | Media

35mm, 16mm, HD
En présence de la cinéaste.

Billets | Tickets
Avec | With

“You might have many feelings attached with a memory. And I think that it’s also not just in the realm of the memory but also in the realm of the present and how we feel about past experiences” – Louise Bourque

Louise Bourque est une cinéaste franco-canadienne qui a étudié le cinéma à  Concordia University de Montréal et à School of the Art Institute of Chicago. Après trente ans passés aux Etats-Unis et ailleurs, elle est récemment revenue s’établir dans son Edmonton natal, au Nouveau-Brunswick. Ses films ont été projetés dans une cinquantaine de pays et diffusés sur les ondes de PBS et de Sundance Channel aux États-Unis, ainsi qu’à Télé-Québec au Canada et SBS en Australie.

Louise Bourque

Louise Bourque est une cinéaste franco-canadienne qui a étudié le cinéma à Concordia University de Montréal et à School of the Art Institute of Chicago. Après trente ans passés aux Etats-Unis et ailleurs, elle est récemment revenue s’établir dans son Edmonton natal, au Nouveau-Brunswick. Ses films ont été projetés dans une cinquantaine de pays et diffusés sur les ondes de PBS et de Sundance Channel aux États-Unis, ainsi qu’à Télé-Québec au Canada et SBS en Australie. Son œuvre a été présentée dans des musées prestigieux et des galeries dans le monde entier, notamment le Musée de la Civilisation et le Musée national des beaux-arts du Québec à Québec ; la National Gallery of Art à Washington, DC ; le Museum of Modern Art et le Whitney Museum of American Art à New York. – [Lightcone]

Louise Bourque is a French Canadian filmmaker who studied cinema at Concordia University in Montreal and at the School of the Art Institute of Chicago. After living abroad for thirty years, in the United States and elsewhere, she has recently returned to her native Edmonton, New Brunswick. Her films have been shown in nearly fifty countries and broadcast by PBS and the Sundance Channel in the US, as well as on Télé-Québec in Canada and SBS in Australia. Her work has been presented in prestigious museums and galleries all over the world, including at the Museum of Civilization and the National Museum of Fine Arts of Quebec in Quebec, the National Gallery of Art in Washington, DC, the Museum of Modern Art and the Whitney Museum of American Art in New York. – [Lightcone]

GOING BACK HOME: LES FILMS DE LOUISE BOURQUE [part 1]

08.12.2021
Cinemathèque Québécoise 

1991| 16mm | colour | sound| 10mins

« Dans Just Words, Bourque intercale des séquences de sa mère et de ses sœurs avec avec une interprétation par l’actrice Patricia MacGeachy de Not I de Samuel Beckett. Le résultat est troublant (comme tout Beckett) mais touchant (comme certains Beckett ne le sont pas). »
Jay Scott, The Globe and Mail, 1992

“In Just Words, Bourque intercuts footage of her mother and her sisters with a performance by actress Patricia MacGeachy of Samuel Beckett’s Not I; the result is unnerving (as all Beckett is) yet touching (as some Beckett is not).”  – [Jay Scott, The Globe and Mail, 1992]

1999| 16mm | colour | sound | 2 mins 30 secs

Un film sur l’oubli et le souvenir, sur les présences passées et les traces qu’elles laissent.

A film about forgetting and remembering, about past presences and the traces thet leave. In making this piece, Bourque literally distorted the personal home movie images appearing on the film plane through various manipulations in the process of doing her own low-tech contact printing. The point of contact in printing is continuously shifted so that the film plane appears warped and the images fluctuate, creating a distorted space of fleeting apparitions, like resurfacing memories. The footage was hand-processed and solorized as well as colored by hand through toning before a final print was made at the lab.

«… a veryshort film that meshes the beautifully overlapping style of Bruce Baillie with rhythm and sound to create a meditation in blue.» – [Stephen Brophy, artsMEDIA]

2000| 35mm | colour | sound| 2 x 30 secs

Rentrer à la maison. Le tourbillon d’une enfance sans abri. – [Lightcone]

“The disasters of life can make it hard to go home. Bourque’s brief, beautiful, and affecting film goes by so quickly it’s printed twice on the reel so you can get a second look.” – [Program notes, Images Film Festival, 2001]

1997| 16mm | colour | sound | 14 mins

Un film sur l’oubli et le souvenir, sur les présences passées et les traces qu’elles laissent. – [Lightcone]

“Louise Bourque’s Imprint focuses obsessively on home-movie images of her family’s house which seems gloomily oppressive, almost filling the frame; she repeats the images with various alterations —tinted, bleached, partly scraped away —as if attacking the place, turning its darkness into light.”  – [Fred Camper, The Chicago Reader, 1999]

2003| 35mm | colour | sound| 4 mins 30 secs

JOURS EN FLEURS est une mise en valeur du « flower power » (pouvoir de la fleur) :
des images d’arbres en floraison au printemps sont soumises aux ravages florifères d’un liquide menstruel en décomposition. Le titre est emprunté à une expression en Acadie française pendant mon adolescence, utilisée par les jeunes filles pour faire allusion à leurs règles. Les images originales fixées dans l’émulsion subissent de violentes modifications résultant d’une incubation de sang menstruel pendant plusieurs mois. L’éclat de l’utérus infécondé est abimé par les bourgeons fertiles et est remplacé par sa propre beauté sombre. – [Lightcone]

” Those few shorts that attempt something different become standouts […], such as Louise Bourque’s glittering neo-feminist abstraction Jours en Fleurs .”  – [Ed Halter, The Village Voice, 2003]

2011| 35mm | B&W | sound| 8 mins

Les images d’un Houdini enchaîné qui tente de se libérer : le bégaiement des arrêts et des départs de ses actions, le contraste élevé des images, l’effet stroboscopique créé par le rythme d’ouverture et de fermeture de l’obturateur, les entailles dans l’émulsion dues au traitement manuel, le tout combiné à la bande sonore multicouche, évoquent la violence d’une âme torturée en quête d’évasion. – [Cinémathèque québécoise]

“The images of a chained Houdini attempting to free himself; the stuttering stop-and-start (interruption-repetition) of his actions; the high-contrast of the images, the stroboscopic effect created by the ipen close rhythm of the shutter; the gashes in the emulsion from the hand-processing — all combined with the multi-layered soundtrack, evoke the violence of a tortured soul in search of escape.”  – [L.B.]

2009| 35mm hand-processed camera original | B&W | silent | 1 min

Initialement pensé comme un document de travail pour réaliser a little prayer (H-E-L-P), le film est un transfert 35mm développé à la main à partir de chutes d’archive d’Houdini enchaîné. – [Cinémathèque québécoise]

“HELP is the original source material used in for a little prayer (H-E-L-P). It is one roll of hand-processed 35mm footage that is meant to be presented (splices and all) as a companion piece to a little prayer.”  – [L.B.]

2011| 16mm | colour | sound| 5 mins

« La figure maternelle revisitée – un thème récurrent dans mon travail. Une détérioration du celluloïd qui aborde la qualité éphémère du moment capturé (le présent) tout en révélant le pouvoir insistant de la présence humaine, même dans l’état le plus détérioré. L’image de la mère est comme un fantôme que l’on ne veut pas laisser partir. Une complainte sur l’inévitable perte de lisibilité. »
– Louise Bourque

” The mother figure revisited –  a recurring theme in my work. A celluloid  deterioration that addresses the ephemeral quality of the captured moment (the present) while revealing the insistent power of human presence in even the most deteriorated of states. The image of the mother is like a ghost that we won’t let go. A lament for the inevitable loss of legibility.”  – [L.B.]

2011| DV | colour | sound| 3 mins

« Une statue de la Madone provenant de la maison où j’ai grandi, prend une apparence étrange, comme en réponse à une incantation (une prière souvent répétée de mon enfance). »
– Louise Bourque

“A statue of the Madonna from a shrine in the house where I grew up takes on an uncanny appearance as if in response to an incantation (an oft-recited prayer from my childhood). – [L.B.]

2005| 35mm | colour | sound| 8 mins

“La maison explose ; la scène du crime ; le noyau. Un univers s’écroule : le chaos se répand.” – [L.B.]

“The house that bursts; the scene of the crime; the nucleus. A universe collapses on itself: all hell breaks loose.”  – [L.B.]

GOING BACK HOME: LES FILMS DE LOUISE BOURQUE [part2]

09.12.2021
Cinemathèque Québécoise  

2000| 35mm | colour | sound| 2 x 30 secs

Rentrer à la maison. Le tourbillon d’une enfance sans abri. – [Lightcone]

“The disasters of life can make it hard to go home. Bourque’s brief, beautiful, and affecting film goes by so quickly it’s printed twice on the reel so you can get a second look.” – [Program notes, Images Film Festival, 2001]

1994| 16mm | colour | sound| 22 mins

Le film traite du phénomène de l’équilibre et de la stabilité, problème qu’on retrouve dans la dynamique d’une famille catholique en situation de crise. Il questionne le rôle que joue la pratique religieuse, en tant que refuge, dans le maintien d’une telle situation. Entièrement tourné dans une maison dont on ne voit jamais l’extérieur, le film explore le concept de la demeure familiale en tant que lieu qui nous habite (ou qui nous hante) et explore l’espace physique en tant que métaphore d’un espace psychologique intérieur. Les différents éléments du film sont utilisés de façon expressive et poétique et oeuvrent ensemble de manière à créer un univers claustrophobique, à la fois plausible et artificiel, où s’enchevêtrent la mémoire, l’imaginaire et le rêve, un lieu de tension entre l’harmonie et le chaos. Le texte de la voix off est tiré du catéchisme. – [Lightcone]

“Moving indoors, The People in the House examines the dynamics of a family in crisis and questions the role of religious devotion in the perpetuation of dysfunction. The exterior of the house is never seen, and the family’s anxiety, as is often the case plays out within the confines of four walls. Filmed with a dreamy, surreal quality, The People in the House dwells within the tension between harmony and chaos.” – [Liz Czach, Toronto International Film Festival, 1995]

1991| 16mm | colour | silent | 3 mins 30 secs

Films de famille tournés sur le plateau de tournage de The People in the House.

“Home movies shot on the set of The People in the House.”  – [L.B.]

2013| 16mm | colour | sound| 1 min 30 secs

Punk rock, animation directe -[L.B]

“Punk rock, direct animation with a tip of the hat to Len Lye.”  – [L.B.]

2005| DV | colour | sound| 3 mins

Rooftop Song fait partie d’un ensemble de trois vidéos réalisées à l’hôtel Lenox de Buffalo, dans l’État de New York. – [Cinémathèque québécoise]

Rooftop Song is a part of 3 videos made at the Lenox Hotel in Buffalo, N.Y.

2002| 35mm | colour | sound| 2 mins 30 secs

Une capsule témoin révélée par des images de la cinéaste enfant – un « cadavre exquis » auquel la nature s’associe. Bourque a enterré au hasard des chutes de ses trois premiers films (mises en scènes portant sur sa famille) dans le jardin de sa maison familiale (contigu à un ancien cimetière) avec les intentions ambivalentes de les sauvegarder et de les entreposer (elle était en train de déménager). En observant les images cinq ans plus tard, elle découvre que des images d’elle-même figurent sur le matériel notamment sur les négatifs de son premier film. Cette découverte arrive comme un cadeau du ciel et provoque la fabrication de ce film, un pas de deux métaphysique dans lequel la décomposition domine l’image et engendre une transmutation à travers le processus. – [Lightcone]

“Rossetti’s Beatrice uses Stan Brakhage as interior decorator in this throughthe- glass-darkly two-way mirror moving picture of death after death.”  – [Steve Ausbury, Cinematexas International Short Film Festival, 2002]

1989| 16mm | colour | sound| 10 mins

Un espace clos, une lutte contre les contraintes de l’isolement personnel explorée à travers un récit fracturé. Un homme vivant dans une chambre louée délabrée dans une auberge touristique voyage à travers son ivresse, ses souvenirs et ses fantasmes, transcendant les limites du temps et de l’espace, qui s’entremêlent soudainement. Un film sur la perte et l’absence. – [L.B]

“An enclosed space, a struggle against the constraints of personal isolation explored through a fractured narrative. A man living in a broken down rented room in a Tourist Inn travels through his inebriety, his memories and his fantasies, transcending the limits of time and space which suddenly intertwine. A film about loss and absence – [L.B.]

2013| 16mm to DV| colour | sound| 13 mins 30 secs

Tourné à la première personne, ce film expérimental explore les ramifications d’une rupture amoureuse dévastatrice. – [Cinémathèque québécoise]

An unearthed time capsule consisting of footage of the maker’s youthful self – an “exquisite corpse” with nature as collaborator. Bourque buried random out-takes from her first three films (all staged productions dealing with her family) in the backyard of her ancestral home (adjoining the grounds of a former cemetery) with the ambivalent intentions of both safe-keeping and unloading them (she was relocating). Upon examining the footage five years later she found that the material contained images of herself captured during the making of her first film. That discovery seemed handed over like a gift and prompted the making of this film, a metaphysical pas-de-deux in which decay undermines the image and in the process engenders a transmutation. – [Lightcone]

2021| DV | colour | sound| 10 mins

« Dans les films de famille, les signes de la main adressent au futur spectateur un ‘au revoir’ constant. Pourtant, lorsque le film est projeté, les personnes qui font signe semblent envoyer un “bonjour” du passé vers le présent. Ce film est un hommage à l’homme derrière la caméra, mon père, la personne qui a capturé ces moments fugaces. » (Louise Bourque)

“In home movies, the gesture of waving provides the future viewer with the acknowledgement of a constant “good bye”. Yet when the film is projected it is as if the people waving are saying “hello” from the past in the now, the moment of the projection. The film is an homage to the man behind the camera, my father, the person who captured these fleeting moments. – [L.B.]

Translation to French © Jonatan Campbell