Quand | When

19.12.2015 | 19h30

| Where

Microcinéma être
6029a, av du Parc, Montréal [QC]

Média | Media

vidéo | HD
En présence du cinéaste.

Billets | Tickets

7$ à la porte.

“From diary to essay-film to observational work, London-based artist Stephen Connolly employs a variety of investigative and reconstructive approaches to his non-fiction filmmaking. Serious, yet never solemn, and infused with wit and passion, the work combines an urgency and complexity in the short film form.” – Richard Birkett

Le travail de Connolly suit la tradition artistique de ceux qui explorent les paysages, mais avec un « twist » – sa caméra s’intéresse à l’infrastructure des lieux pour révéler leur plasticité politique. Ses œuvres, tournées en 16mm et plus récemment en numérique, s’engagent avec le mouvement des gens et des lieux – métaphores des forces sociales qui lentement prennent forme.

STEPHEN CONNOLLY

Le travail de Connolly suit la tradition artistique de ceux qui explorent les paysages, mais avec un « twist » – sa caméra s’intéresse à l’infrastructure des lieux pour révéler leur plasticité politique. Ses œuvres, tournées en 16mm et plus récemment en numérique, s’engagent avec le mouvement des gens et des lieux – métaphores des forces sociales qui lentement prennent forme.

Cette projection comprend une sélection de films réalisés dans le monde entier au cours des dix dernières années, son point culminant, un film-essai explorant le désert promontoire qu’est le Zabriskie Point, lieu de tournage du long-métrage contre-culture réalisé en 1971 par Michelangelo Antonioni.

Connolly sera présent pour une séance de questions-réponses et la discussion suivant la projection, modérées par Benjamin R.Taylor directeur de VISIONS Montréal.

Les œuvres de Connolly diffusées sur un seul écran, comme en installation, ont été présentées à multiples reprises depuis 2002. Récipiendaire d’un Prix FLAMIN, des projections lui ont été consacrées au Institut of Contemporary Arts et au British Film Institute (BFI Southbank) de Londres. Il a aussi participé au Ann Arbor Film Festival (Michigan, USA) en tant que juré en 2011.

Connolly’s work falls within the tradition of artists’ cinematic exploration of landscapes with a twist – his camera is interested in following the infrastructure of places to reveal their political plasticity. The work, shot on 16mm and more recently on digital, engages with the motion of people and places as metaphors for social forces slowing into form.

This screening will present a selection of short pieces made in places worldwide over the last ten years, culminating in a longer essay film exploring the desert promontory Zabriskie Point, site of the 1971 counter-culture feature by Michelangelo Antonioni.

Stephen will be in attendance for a Q&A and discussion following the program, moderated by Benjamin Taylor, Director of VISIONS Montreal.

London, UK based, Connolly’s single screen work has been widely shown since 2002. A FLAMIN award recipient, he has had solo screenings at the ICA and BFI Southbank in London, and was a juror at the Ann Arbor Film Festival (Michigan, USA) in 2011.

ITINERANT SPACES

[Oeuvres réalisées par | Works by Stephen Connolly]

19.12.2015| Microcinéma être | 19h30 | 65 min

2002 | 16mm to video | 2 min 40 sec

The Reading Room trace le mouvement des visiteurs de la salle de lecture du British Museum tout au long d’une journée de travail, en moins de trois minutes et tout en silence.

Le film consiste en une exploration de la place changeante de l’archive. Faisant appel à une caméra placée en hauteur, un seul plan large révèle la disposition de cette salle, tel un panapticon, une structure envisagée comme une prison idéale par Jeremy Bentham (1735).

Bentham a décrit son design comme un nouveau mode pour obtenir le pouvoir de l’esprit sur l’esprit, d’une façon jusqu’ici incomparable.

The Reading Room traces the movement of visitors to the British Museum reading room through an entire working day in under three minutes and in silence.

The film is an exploration of the changing place of the archive. Using an elevated camera, a single ‘master’ shot film reveals the layout of the library as a panoptican, a structure envisaged as an ideal prison by Jeremy Bentham (1785).

​Bentham described his design as a new mode of obtaining power of mind over mind, in a quantity hitherto without example.

2009 | 16mm to video | 14 min

Más Se Perdió (we lost more) explore un certain nombre d’options filmiques pour montrer un lieu – La Havane, Cuba. Une ère d’entraînement physique publique est filmée en un seul plan et en temps réel. Les ruines de la putative école nationale cubaine de Ballet, la Cuban National School of Ballet – présentée comme une forme unique d’architecture moderne – sont explorées à travers un mouvement spatial et de manière narrative. Une scène de rue se répète trois fois – accompagnée de traitements sonores différents questionnant à chaque fois la suffisance de la représentation.

Más Se Perdió (we lost more) explores a number of filmic options of showing place – Havana, Cuba. A public exercise area is shown in a single shot and in real time. The ruins of a putative Cuban National School of Ballet – rendered in a unique form of modern architecture – is explored through spatial movement and narrative. A street scene is repeated three times – with different sound treatments questioning each time the sufficiency of the representation.

2002 | Super8 to video | 6 min

La caméra dans Postcard from Istanbul cherche les cireurs de chaussures de la ville. En échange d’un cirage, un court portrait super 8 a été négocié. Un film réalisé peu après le 11 septembre, une dérive à travers les rue du quartier Beyoğlu d’Istanbul, à la rencontre de ceux qui y travaillent.

The camera in Postcard from Istanbul seeks out the shoeshines of the city. In exchange for the price of a shine, a short portrait on super8 was negotiated. A film shot shortly after 9/11 as a dérive through the streets of the Beyoğlu district of Istanbul, encountering those working there.

2005 | 16mm to video | 12 min

«Un hommage lyrique à un ami et une influence formative. En voix off, Tom est éloquent et expansif, cependant il ne trouve pas de résolution aux questionnements qui le hantent. Vers la fin du film, un événement dramatique hors-champ obscurcit notre compréhension des images et lieux qu’on a vus.

L’angulaire et beau Film for Tom de Connolly, qui couve la vie et la mort d’un brillant et troublé étranger, est magnifiquement mesuré et maîtrisé.» – [‘New Contemporaries’ Martin Herbert, Time Out London 15.11.06]

“A lyrical homage to a friend and formative influence. Tom in voiceover is eloquent and effusive, yet finds no resolution to issues that haunt him. Near the conclusion of the film, a dramatic offscreen event complicates our understanding of the images and spaces we have seen.

…Connolly’s angular, beautifully shot ‘Film for Tom’, which broods upon the life and death of a bright, troubled outsider, is breathtakingly measured and sure-footed.”-  [‘New Contemporaries’Martin Herbert, Time Out London 15.11.06]

2005 | 16mm to video | 2 min 30 sec

Happy Valley 快活谷/Kennedy Town 堅尼地城 consiste en un trajet partant du centre de l’île de Hong Kong – la piste de course Happy Valley – passant par le district financier jusqu’au sommet ouest de l’île à Kennedy Town.

Happy Valley 快活谷/Kennedy Town 堅尼地城 is journey at speed from near the centre of Hong Kong Island – the Happy Valley race course – through the finanical district to the western tip of the island at Kennedy Town.

2013 | HD | 27 min 30 sec

Inspiré par une visite au Zabriskie Point – un site pittoresque et touristique de la Vallée de la Mort, en Californie – le film revisite et rend contemporain le film MGM réalisé en 1970 par Antonioni qui porte le même titre. Selon la même ligne intentionnelle que celle d’Antonioni, soit de produire une œuvre comme « une idée d’un paysage », Zabriskie Point (Redacted) promulgue un programme de recherche visuelle et sociale pour le film précédent, hormis la narration dramatique.

«Je voulais ‘jouer l’étranger’ avec le film original. J’ai mis l’histoire d’un côté et je me suis concentré sur les autres aspects du film – les paysages, les séquences documentaires utilisées et le genre de matériel qui a été utilisé à des fins de recherche pour l’oeuvre.» – [Stephen Connolly]

Inspired by a visit to Zabriskie Point – a scenic tourist spot in Death Valley, California – this film re-visits and contemporises Antonioni’s 1970 MGM film of the same name. Aligning with Antonioni’s stated intentions – to produce a work as “an idea in landscape” – Zabriskie Point (Redacted) enacts a programme of visual and social research for the earlier film at one remove from the dramatic narrative.

“I wanted to ‘play the stranger’ with the original film. I’ve put the story to one side and concentrated on other aspects of the movie – the landscapes, the documentary footage used and the kind of material that was used as research for the work.”- [Stephen Connolly]

Translation to French © Emma Roufs