Quand | When

03.05.2017 | 21h00
04.05.2017 | 21h00

| Where

la Cinémathèque québécoise
335, boul. De Maisonneuve Est, Montréal [QC]

Média | Media

16mm
En présence du cinéaste.

Billets | Tickets

cinemathèque.qc.ca

Avec | With

“Vincent Grenier est l’un des cinéastes les plus rigoureux du cinéma expérimental et l’un des plus ingénieux par la simplicité avec laquelle les questions de temps, de mouvements sont abordées et mises en images et en sons.” – Nicole Gingras

Originaire de la ville de Québec, Vincent Grenier a vécu aux États-Unis, principalement à New York. Il a apporté une contribution importante à la scène artistique de Montréal durant les années 1970 et 1980 ainsi qu’à celle de San Francisco, ville où il a obtenu une maîtrise du San Francisco Art Institute au début des années 1970.

VINCENT GRENIER

Originaire de la ville de Québec, Vincent Grenier a vécu aux États-Unis, principalement à New York. Il a apporté une contribution importante à la scène artistique de Montréal durant les années 1970 et 1980 ainsi qu’à celle de San Francisco, ville où il a obtenu une maîtrise du San Francisco Art Institute au début des années 1970. Ses films et vidéos expérimentaux ont été présentés en Amérique du Nord, en Europe et en Chine dans des musées, manifestations et festivals d’envergure. Il a reçu une bourse de la Fondation Guggenheim en 2010. Il vit à Ithaca, dans l’état de New York et enseigne à l’Université de Binghamton.

Vincent Grenier was born in Quebec City, Canada. He has lived largely in the US, mostly New York City. In spite of this, he was a frequent contributor to the Montreal Art scene of the 70’s and 80’s as well as the SF bay areas where he received an MFA at the San Francisco Art Institute in the early 70’s. Grenier’s experimental films and videos have earned numerous awards and have shown in North America, Europe and China at major museums, showcases and festivals. Grenier has made over two dozens films and since 1990 videos. His work was recently the subject of retrospectives at Media City, Windsor, Ontario and Images Film & Video Festival’s Canadian Images Spotlight, in Toronto. He has received a Guggenheim Foundation Fellowship in 2010. He lives in Ithaca NY and teaches at nearby Binghamton University.

ENTRE MONTRÉAL & NEW YORK – 16mm FILMS

03.05.2017 | 21h00 | la Cinémathèque québécoise |  71 min

1978 | 16mm | 15 min

“L’une des grandes forces du médium (cinéma) est la difficulté pour un spectateur de nier l’espace illusionniste qui semble s’ouvrir derrière l’écran. Dans certaines circonstances, on peut y parvenir, cependant, et nous pouvons penser des attitudes perceptuelles devant l’image filmique qu’elles sont limitées par deux pôles; d’un côté, il y a l’attitude qui implique de voir seulement les événements ‘pro-filmiques (ce qui se passe devant la caméra); de l’autre, l’attitude qui demeure avec la seule matérialité du médium.

Le film de Vincent Grenier, Intérieur Interiors ( à A.K.), à la fois adresse et rend explicite une autre possibilité – il crée un espace cinématographique qui demeure séparé de la représentation, coupé des événements ‘pro-filmiques’ mais qui malgré cela présente une illusion d’espace. C’est un film qui fait hésiter entre concevoir le faisceau de projection interrompu, comme une image, c’est-à-dire un objet qui demande au spectateur de construire une représentation imaginée de ses éléments, ou le concevoir comme une non-image, une simple illumination de la surface sur laquelle il tombe. La distance entre ces extrêmes est posée par le film de Grenier comme le matériel brut du cinéma, l’intervalle dans lequel des aspects de la représentation de l’espace par le médium sont révélés.” -[​ Extraits de ”An Instant of Représentation in a Film by Vincent Grenier” de Graham Weinbrein et Christine Noil Brinckmann. Millenium Film Journal, Fall/Winter 1980-81, Nos. 7/8/9]

“Grenier’s great skill is that by means of shifts of focus, by subtly altering light level and shadow, by moving the camera axis, by playing upon grain, contrast and surface texture, he can provoke constant mystery as to what exactly we’ve just seen, are seeing, will see next.” – [Simon Field, Time Out, May, 1980]

“One striking aspect of INTERIEUR INTERIORS (TO AK) is that each specification of a spatial reading has a short perceptual life. If it is not renewed and reinforced the viewer soon loses it and is confronted again by an indeterminate space, which can be changed at will. Grenier relies on two kind of factors to achieve these temporary specifications: motion, which is itself unambiguous if in a direction parallel to the screen and which automatically defines a recession; and the insertion of a recognizable element. When the two factors appear together, even for a moment, the cinematic space is transformed into one of representation.” – [Graham Weinbren and Christine N. Brinckman, Millenium Journal]

1979 | 16mm | 5 min

​Est-ce que ça se passe dans la salle ou sur 1’écran, dans la tempête ou à l’intérieur; qu’est-ce qui n’encercle pas? Apparence et couture.

​Is it happening in the screening room or on the screen; in a snowstorm or inside; what isn’t surrounding and what is? From filming Ann sewing, on a grey winter day

1974 | 16mm | 5 min

​Un film de « panoramiques » suivant les découvertes d’un trépied à tête sèche, San Francisco. « Catch est une observation fragmenté sur des surfaces réflectives cachées, le coin d’un écran de télévision éteint, une fenêtre… » – [Mike Reynolds, Berkeley Barb]

​“Catch is a fragmented observation on hidden reflective surfaces, the corner of a dormant television screen, a window…” – [Mike Reynolds, Berkeley Barb]

​1981 | 16mm | 10 min

Ce qui bouge n’est pas nécessairement ce qu’on regarde. L’opacité de l’espace environnant contient en latence des découvertes qui interpellent le regard. La trajectoire de celui-ci à travers cet espace représente une forme de mouvement qui se mesure avec ceux qui se passent devant la caméra. Les premiers plans et les arrière-plans se juxtaposent et se confondent périodiquement alors que l’orange et le bleu du tungstène et du jour ajoutent au désarroi. Nous sommes à l’intérieur d’une pièce ou des gens vivent et bougent. On en voit que des petits morceaux, des résidus de gestes dont les rythmes à la fois idiosyncrasiques et inéluctables s’interposent à ceux du regard. – [ Vincent Grenier]

“CLOSER OUTSIDE, the highlight of the program is an amazing film. Grenier, whose background includes painting, has a powerful command over color as an emotional hook, giving the film an anticipation and suspensefulness not generally associated with minimalist films. Just as the viewer is drawn into the sensuous presence of a setting, suddenly colors shift, objects seem dislocated in space, identities change, all creating an almost visceral shock of surprise to the viewer…” – George Howell, Buffalo EveningNews.

“The precisions and idiosyncrasies of movement associated with domestic activities are closely stared at, or as it sometimes happens, watched carefully through the peripheral vision. This while rhyming, is done in alternance, thus creating sudden rushes in the mind while spaces collapse. Also, light burns wedges in this film, recalling…” – [Vincent Grenier LUX]

1976 | 16mm/ video | 18fps | 9 min

Ce film se rapporte à tout ce qui est projeté: la lumière, l’émulsion, l’illusion, le projecteur et la caméra. On reconnaît la surface du film, son grain, lorsqu’une surface semblable, mais illusoire apparaît (aussi amplifiée) et traverse l’écran.Des ombres idiosyncrasiques agissent en tant que diaphragmes à l’intérieur de l’image autant que sur ses limites. L’arrière-plan élusif et le premier plan se confondent. L’apparition et la disparition revêtent un caractère temporel.

An elusive film that plays in a series of movements, on the fascination that can be had from watching the turbulent magnified grain. A slippery background flows, rises and sinks honing the focusing abilities of shadows, and unexpectedly producing an other magnified grain… – [Vincent Grenier]

1984 | 16mm | 13 min

Voitures et hautes tours sont filmées en faisant appel au procédé cinématographique Kinémacolor, à l’aide de divers filtres de couleur et d’une lentille spécifique. Robustesse et fragilité, passé et présent, aliénation et tendresse, abrasivité et sensualité, rouge et vert se rencontrent. (Le procédé cinématographique Kinémacolor était utilisé en 1915 pour donner l’impression de couleur sur des films noir et blanc, projetés au travers de filtres verts et rouges.) – [Vincent Grenier, Traduction : Emma Roufs]

Tall buildings and cars are filmed through the Kinemacolor process, variable color filters and a water lens. Sturdiness jousts with fragility, past with present, alienation with tenderness, abrasiveness with sensuality, red with green. (The Kinemacolor process was used in 19l5 to obtain fairly illusionistic colors from black and white films by filming and projecting them through synchronized, red and green filters.) – [Vincent Grenier]

​1977-87 | 16mm | 14 min

​Une collection de fenêtre sur un passé personnel, ˆTime’s Wake” est construit a partir d’une collection de films que j’ai accumulé a travers les années lors de mes visites chez mes parents qui habitait alors Ste Pétronille, à l’îles d’Orléans. Le film explore les remises en question de l’espace cinématographique crées par la double image, des juxtapositions de mouvement et d’images figées, tout en liant la fragmentation avec l’idée de la mémoire.

A collection of ‘windows’ on a personal past, TIME’S WAKE (once removed) is made from home movie and other types of footage I collected through the years when I went back to visit my parents at l’Ile d’Orléans, Québec. The film expands the theme of the double image, by linking fragmentation, motion and stillness with memory. – [Vincent Grenier]

AVANT-DOCS

04.05.2017 | 21h00 | la Cinémathèque québécoise |  78 min

2000 | SD video |  5 min

​Une méditation humoristique sur la couleur, le mouvement et l’espace à partir de quelque photogrammes d’un paysage le long d’une route au nord de l’Etat de New York.

​A humorous, digitally induced meditation on colors, motion and space from a few frames of road side fall panorama in upstate NY.

2013 | HD video | 9 min

Ce qui était, ce qui est devenu, ce qui reste, ce qui est nouveau, ce qui est, ce qui est éclairé, réfléchi, caché, invisible ou inconnu, (…) un film qui s’efforce d’etre beaucoups de choses.

” Ce film de Grenier peut faire penser au haïku, pour son minimalisme iconographique et sa dialectique du détail ordinaire et du métaphysique, aussi s’interpréter avec le texte théorique d’Eisenstein sur « la musique du paysage » que le cinéaste soviétique définit dans la peinture de paysage chinoise ou la séquence du port d’Odessa dans son film Le Cuirassé Potemkine. En effet, en filmant en plans rapprochés la surface d’un cours d’eau, Grenier a composé un film abstrait avec deux principes formels opposés : d’une part, le fluide, le liquide, de l’eau, et d’autre part, le rectiligne ou le quadrillé, le solide, des structures architecturales. S’opposent aussi les mouvements aléatoires du cours d’eau et l’immobilité des formes architecturales. Les deux principes formels s’interpénètrent, avec l’un ou l’autre dominant, ou un équilibre entre les deux : dans les réflexions des formes architecturales à la surface de l’eau, où le rectiligne architectural ondule légèrement dans les reflets, suivant les mouvements de l’eau et leurs variations. Ou des ridules, des cernes se forment à la surface de l’eau, par lesquels le géométrique, sous forme de lignes ou d’arcs de cercle, se manifeste dans le fluide.” – [Emilie Vergé – Media City Film Festival, 2014]

​Water flows under an expressway and a railway. The path under these bridges never before seemed particularly attractive until this summer when I lingered and started to take pictures. I think the piece speaks for itself as it ended up going into so many different directions, emerging from concerns about space, the pictorial plane and a particularly interesting intersection between man made structures (both visually and aurally) and a changing, surprising nature. Watercolor (Fall Creek) exists between these necessary worlds, as time unfolds and remains difficult to comprehend.

What was, what has become, what’s left, what’s new, what is, what is made up, what is lighted, reflected, hidden, made transparent, or unknown, different rates of changes, matter of various kinds, all intent on affirming competing realities, spread themselves on the wide cinema screen both literally and figuratively. Where the how has as much to do with the is.

“In Watercolor Vincent Grenier reveals something we all know, but continually forget: the world is always making movies. Flows of reflection, contingencies of light, movement within frames surround us. But it takes a filmmaker of vision and an ability to linger to reminds us of this essential fact of our visual world. Color flows, light glints and patterns of amazement superimpose themselves in layers of viscous sight. A wonder to behold. This is I think (his) masterpiece and one of the most beautiful films I know.” – [Tom Gunning]

2008 | HD video | 13 min

Deux Chaises en vinyle rouges sur une terrasse extérieure, placées comme des vigiles ou encore des témoins privilégiés. Ces chaises procurent à la fois ouvertures et introspections, un “point de vue” à la fois spatial (ce que l’on voit) et “temporel” (leur couleur passée, leur aspect usé). ​- [Description de Les Chaises, Festival du Nouveau Cinema, 2009 Montreal, Canada]

Two weather worn red vinyl chairs on an outdoor promontory oriented toward a “view”, stand as subjects and witnesses. The chairs themselves provide openings or internal views, into color fields, their standard issue “natural textures” upholstery, oval screens for the light projected through wind swept tree leaves. – [Vincent Grenier]

2008 | HD video | 7 min

La vedette est un oiseau… peut-être, car comme d’habitude chez vincent Grenier, la vedette est plutôt le cadre, l’espace, la lumière, le mouvement, le changement, le reflet, le passage, bref le cinéma. En quatre parties, Prologue la première datant de 2007. -[ Description de Armoire (4 Parts), Festival du Nouveau Cinema, 2011 Montreal, Canada]

Prologue: ​It was all started by a Red Robin who one day in the spring, obsessively went after his double in the large mirror at the end of our garden. Just having fun with the surrounding consequences regarding storage, openings, motion and nature among others. – [Vincent Grenier]

​Coda: A bird loops with unmasked mirror apprehended by camera in flight.

1990/2014 | 16mm/SD video | 12 min

J’étais à la recherche d’une personne avec qui je pourrai avoir un échange déconcertant, ce genre de conversation qui vous hante, un évènement qui vous marque au point de poursuivre le débat dans votre tête tout en déambulant dans les rues ou lorsque vous vous lavez. Après avoir réalisé des entrevues avec quelques personnes, je suis tombée sur Lisa Black qui est devenue la protagoniste de ce film. Une situation aux angles multiples; la narration, le tournage, l’évènement final soit la projection… YOU est la fictionnalisation imaginaire d’un “toi” dans un espace fantaisiste. Il consiste en le résidu d’une relation rompue auquel se confronte Lisa. Acteur en second plan, le film fait œuvre dans la ré-interprétation. Comme résultat, le film peut être considéré comme un espace psychique, un lieu ironique où distance est aussi intimité, une mesure pour la perception. Lisa Black est membre du théâtre 00bleck à Chicago. – [Vincent Grenier, Traduction : Emma Roufs]

I had been looking for someone’s unnerving encounter, that conversation that one just couldn’t get out of their head, the kind of event that leaves one still debating out loud while walking in the streets or doing one’s tidies in the bathroom. After interviewing a few people, I found Lisa Black who obliged with one of her own and became the film’s main character. A situation with many angles; the telling, the filming, the final projection event…YOU is an imaginary fictionalized you in a whimsical space. It is the still live residue of the broken relationship Lisa is here confronting. A parallel actor, the film is in the business of reinterpreting. As a result the film is closer to a psychic space, an ironic place where distance is also intimate and a measure of insight. Lisa Black is a member of theater 00bleck in Chicago. – [Vincent Grenier]

1993/2004 | 16mm/SD video | 8 min

Revisitant sons et pellicules qu’il avait filmé plus de 10 ans auparavant dans une école secondaire américaine, Vincent Grenier juxtapose habilement manipulé et avec complexité, des images et commentaires obliques d’étudiants et d’instructeurs. Le procédé socialisant de l’éducation est mis à jour dans l’architecture, les surfaces et les couleurs de l’école, « dans la qualité ambiguë des apparences si assidûment cultivée par les institutions. » – [Vincent Grenier, Description, Images Festival]

Tabula Rasa fut “l’un des travails les plus remarqués du Views From The Avant Garde (NY Film Festival) 04’.” – [Michael Sicinski, Online Journal “The Academic Hack”]

Tabula Rasa was “one of the absolute stand out of Views From The Avant Garde (NY Film Festival) 04’.” Also on 2004 Top Ten Films List. – [Michael Sicinski, Online Journal “The Academic Hack”]

Filmed in a South Bronx high-school, Tabula Rasa attempts through sound image juxtapositions, digital manipulation and layering to deal at once with the propensity to mislead and eloquence of the recorded image. The ambiguous qualities of appearances, so assiduously cultivated by institutions, the motivations found in the clues that tells the history of objects, colors, textures, architecture and ultimately, psychological states of mind are but some of the players in this poetic and cultural happening.

All the material for this digital video was initially shot on16 mm film, in June of 1993. thanks to a grant from the Canada Council. We hear the voices of mediation counselor Victor Hall and student John Cruz. The filming would not have been possible without the help of an extraordinary teacher Dan Sheehan.

2015 | HD video | 7 min

On the corner of Brooktondale Rd and route 79 near Ithaca is an amazing planting of Forget-Me-Nots and Dandelions. An improbable dance between different layers of reality, one organic, the other mechanical, another the numbing everyday. Timeless fragility joust with fleeting enamels and the upstanding violence.

​A portrait of North Kolkata (Calcutta), this film searches the streets for the ebb and flow of humanity and reflects the changing landscape of a city at once medieval and modern. [​​Canyon Cinema]

2011 | HD video | 17 min

Les cours arrière du Upper West side sculptées par la lumière, le temps et… la caméra de vincent Grenier : « Un cinéma qui cherche à observer… à obscurcir, à contracter, à dilater… et à redéfinir ». – [Vincent Grenier]

The Upper West Side has some of the tallest brick apartment buildings in NYC. The orderly but deserted and aging concrete courtyards, their metal stairs and shafts, register a dramatically changing atmosphere. This is a cinema that seeks to observe, obscure, shorten and protract, and redefine, while remaining open ended

Translation © to their respective sources