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Quand | When

09.12.2026 | 19h30
10.12.2026 | 19h30

Où | Where

la lumière collective

Média | Media

16mm et numérique
En présence de Iva Radivojevic

Billets | Tickets
Avec | With

IVA RADIVOJEVIC

Iva Radivojević est née à Belgrade et a passé ses premières années en Yougoslavie, à Chypre et à New York. Artiste et cinéaste, elle partage actuellement son temps entre Athènes et Lesbos. Son œuvre se présente comme un ensemble de fragments {observations, poésie, images, sons, mélodies, langues} qui s’assemblent pour former un tout propice à la réflexion. Son œuvre s’articule autour des thèmes du déracinement, de la migration et de l’appartenance, cherchant à établir un lien avec le métaphysique ou le magique.

Iva Radivojević was born in Belgrade and spent her early years in Yugoslavia, Cyprus and NYC. She is an artist and filmmaker who currently divides her time between Athens and Lesbos. Her work presents itself as a collection of fragments  {observations, poetry, images, sounds, melodies, languages}  which collage together to connect into a ruminating whole.  The work circles around dislocation, migration and belonging, seeking to connect to the metaphysical or the magical.

PROGRAMME 1 : LES FILMS DE IVA RADIVOJEVIC

09.12.2026 | 19h30 | la lumière collective

Iva Radivojevic | 2025 | super 8 vers numérique | 10 mins

Danica, Dragica, Duška s’articule autour de Zora, la déesse slave de l’aube qui incarne à la fois des identités singulières et plurielles. Elle apparaît soit sous la forme d’un seul personnage, soit sous celle d’une triade de sœurs représentant le lever du soleil, le midi et le coucher du soleil — le passé, le présent et l’avenir. Ensemble, elles sont les gardiennes du temps. Les trois grands-mères de l’artiste ont donné leur nom au film. On dit que la déesse réside dans le Palais du Soleil, d’où elle règne sur le cosmos. Lors des combats, on croit qu’elle abaisse son voile pour protéger les guerriers qu’elle favorise. Le film positionne Zora comme une figure centrale, présidant aux destins des guerrières contemporaines et à leur vie quotidienne.

Danica, Dragica, Duška revolves around Zora, the Slavic goddess of dawn who embodies both singular and plural identities. She either appears as one figure or as a triad of sisters representing sunrise, noon, and sunset— the past, present, and future. Together, they are guardians of time. The three grandmothers of the artist give their title to the work. The goddess is said to dwell in the Palace of the Sun, reigning over the cosmos. In moments of battle, she is believed to lower her veil, shielding favored warriors from harm. The work positions Zora as a central figure, presiding over women contemporary warriors and their daily lives.

Iva Radivojevic | 2021 | numérique | 10 mins

Ce film est constitué d’une série de stories Instagram tournées avec un iPhone au cours de l’année 2020, marquée par la pandémie. Il s’agit de réflexions sur l’isolement, la séparation et la distance, tels qu’ils ont été ressentis dans des régions reculées de l’intérieur de l’Alaska et dans un village de l’île de Lesbos.

The film is comprised of a collection of Instagram story posts taken with an iPhone during the pandemic year 2020. Reflections on isolation, separation, and distance – as felt in remote locations of interior Alaska and a village on the island of Lesbos.

Iva Radivojevic | 2026 | numérique | 5 mins

Jill at 3:53pm est le témoignage d’un après-midi de février passé en compagnie de Jill Godmilow, éminente cinéaste et universitaire décédée en septembre 2025 à l’âge de 82 ans. Au cours d’une conversation avec son ancienne étudiante Iva Radivojevic, Jill fait travailler sa mémoire (qui s’estompe) en évoquant ses anciens amants, tout en cultivant avec soin les relations bienveillantes qui la maintiennent en vie et en exprimant sa colère contre les bombes à Beyrouth, les féministes transphobes et les attentes normatives.

Jill at 3:53pm is a document of one February afternoon with Jill Godmilow, the prominent filmmaker and scholar who died in September of 2025 at the age of 82. During a chat with her ex-student Iva Radivojevic, Jill exercises her (fading) memory by recounting ex lovers, while carefully composting the caring relationships that keep her alive and practicing her rage against bombs in Beirut, transphobic feminists and normative expectations.

Iva Radivojevic | 2013 | numérique | 8 mins

Le protagoniste est un voyageur nomade. Exilé de sa propre terre, il cherche à se construire un foyer dans des contrées inconnues. Ses expériences ravivent la mémoire du voyageur, qui explore les histoires personnelles et collectives pour déterminer qui il souhaite devenir.

The protagonist is a traveling nomad. Exiled from his own land, he searches to find a home in unknown places.  Experiences trigger the traveler’s memory as he searches through personal and collective histories to decide who he wants to be.

Iva Radivojevic | 2018 | numérique | 8 mins

A et B tombent amoureux l’un de l’autre lors de leurs voyages respectifs à Taipei. Ils prennent soin l’un de l’autre d’une manière inhabituelle entre étrangers. Mais quelle est la place de W dans tout ça ?

A and B fall in love during their individual trips to Taipei. They take care of each other in ways uncommon to strangers. But where does W fit in?

Iva Radivojevic | 2010 | numérique | 5 mins

Un jour bleu d’août en Caroline du Nord, le paysage fait resurgir des souvenirs de vies passées.

One blue August in North Carolina, the landscape conjures memories of past lives.

PROGRAMME 2 : CARTE BLANCHE

10.12.2026 | 19h30 | la lumière collective

Gelare Khoshgozaran | 2023 | 16mm vers numérique | 9 mins

Hommage à Etel Adnan (1925-2021), ce film évoque une présence queer et fantomatique à travers la récitation de ses poèmes à Sausalito, en Californie, où elle a vécu pendant des décennies, enseignant et écrivant certaines de ses œuvres majeures, telles que Journey to Mount Tamalpais (1986).

An homage to Etel Adnan (1925-2021) the film invokes a queer and ghostly presence through the recitation of Adnan’s poetry in Sausalito, CA where she lived for decades, teaching and writing some of her pivotal work, such as Journey to Mount Tamalpais (1986).

Xiaolu Wang | 2025 | 16mm vers numérique | 9 mins

Le film se déploie en trois vignettes, chacune proposant sa propre façon d’appréhender les mouvements, le tout réalisé à l’aide de montages effectués directement à la caméra en 16 mm. Le son de chaque segment est asynchrone par rapport à l’image et prend la forme de conversations. Les premier et troisième segment sont des conversations téléphoniques entre amis, tandis que le deuxième est enregistré sur place et rend compte de conversations non verbales entre des corps dans un espace dédié aux arts martiaux.

Unfolding in three vignettes, each offering its own way of seeing movements, all done with in-camera edits on 16mm. The sound for each segment is asynchronous from the image, all in the form of conversations. The first and third segment are phone conversations between friends, and the second is recorded on location of non-verbal conversations between bodies in a martial art space.

Miko Revereza | 2014 | super 8 vers numérique | 8 mins

Ce film personnel tourné en 8 mm explore et interprète Los Angeles ainsi que les symboles de la culture populaire américaine à travers le regard d’un immigrant philippin. Que ce soit par le biais d’indications routières, en énumérant une liste de choses manquantes ou en abordant différents thèmes clés, le film met en lumière le fossé qui sépare les caractéristiques et les expressions d’identités culturelles diverses.

This personal 8mm film looks at and reads Los Angeles and symbols of American popular culture through the eyes of a Filipino immigrant. Through navigational directions, by reciting a list of missing things, or by varying key themes, the film makes visible the gap between the attributes and expressions of diverse cultural identities.

Miryam Charles | 2018 | 16mm vers numérique | 8 mins

Une femme de chambre est suspectée du meurtre de son ancien employeur. Interrogée par la police, elle révélera l’existence d’un pouvoir surnaturel.

A maid is suspected of murdering her former employer. Questioned by the police, she will reveal the existence of a supernatural power.

Basma Al Sharif | 2009 | numérique | 20 mins

De longues images fixes, du texte, la parole et le son s’entremêlent pour dévoiler l’histoire d’un groupe anonyme qui occupe son temps à mesurer des distances. Ces mesures innocentes se transforment peu à peu en mesures politiques, explorant la manière dont l’image et le son transmettent l’histoire. We Began by Measuring Distance explore un désenchantement ultime face aux faits, lorsque le visuel ne parvient pas à rendre compte du tragique.

Long still frames, text, language, and sound are weaved together to unfold the narrative of an anonymous group who fill their time by measuring distance. Innocent measurements transition into political ones, examining how image and sound communicate history. We Began by Measuring Distance explores an ultimate disenchantment with facts when the visual fails to communicate the tragic.

Assata Shakur | 1998 | audio | 7 mins

Lettre ouverte au pape Jean-Paul II, à l’occasion de sa visite à Cuba en 1998, après que le gouvernement américain eut demandé d’exiger l’extradition de Shakur, qui bénéficiait de l’asile politique.

Open letter to Pope John Paul II, upon his 1998 visit to Cuba, having been petitioned by the USG to call for Shakur’s extradition from political asylum.