Quand | When

12.07.2017 | 20h00
13.07.2017 | 20h00

| Where

la lumière collective
7080, rue Alexandra, Montréal [QC]

Média | Media

HD
En présence du cinéaste.

Billets | Tickets

7$ à la porte

“I love the work of Snow and Benning, but still feel the canon is culturally oppressive. I want to engage with the canon, but also to critique and re-think it. I often feel the urge to kill my idols… these are attempts to re-evaluate my own cultural biases.” – Clint Enns

​Depuis les débuts de sa pratique cinématographique en 2006, Clint Enns s’est inscrit remarquablement dans le monde du cinéma underground en partageant sa vision filmique unique “no-fi/lo-tech”, marquée par une connaissance pointue du cinéma expérimental et de son histoire.

CLINT ENNS

Clint Enns est un artiste visuel basé à Toronto en Ontario. Son travail traite des images en mouvement créées à partir de technologies désuètes et/ou défectueuses. Ses oeuvres ont été présentées à l’échelle nationale ainsi qu’à l’international dans des galeries, festivals, espaces de diffusion alternatifs et micro-cinémas. Enns détient une maîtrise en mathématiques de l’Université du Manitoba, ainsi qu’une maîtrise en cinéma et média de l’Université York où il y poursuit actuellement un doctorat. Ses écrits et entrevues sont publiés dans des journaux et magazines tel que Leonardo, Millennium Film Journal, Incite! Journal of Experimental Media et Spectacular Optical.

Clint Enns is a visual artist living in Toronto, Ontario. His work primarily deals with moving images created with broken and/or outdated technologies. His work has shown both nationally and internationally at galleries, festivals, alternative spaces and microcinemas. He has a Master’s degree in mathematics from the University of Manitoba, and has recently received a Master’s degree in cinema and media from York University where he is currently pursuing a PhD. His writings and interviews have appeared in Leonardo, Millennium Film Journal, Incite! Journal of Experimental Media and Spectacular Optical.

​THE LO-FI MIXTAPE

[Une sélection d’oeuvres réalisées par Clint Enns | A Selection of Works by Clint Enns]

12.07.2017 | 20h00 | 68 min

​Depuis les débuts de sa pratique cinématographique en 2006, Clint Enns s’est inscrit remarquablement dans le monde du cinéma underground en partageant sa vision filmique unique “no-fi/lo-tech”, marquée par une connaissance pointue du cinéma expérimental et de son histoire. Mélangeant sensibilité filmique et investigations structurelles vis-à-vis la vidéo numérique, Clint Enns a réalisé des oeuvres qui renvoient à l’histoire du cinéma d’avant-garde qu’il subvertit, avec amour et respect. Son travail comprend des expérimentations à partir de dysfonctionnements et déformation de circuits, des remakes taquins de films d’avant-garde, des appropriations bizarres, et de magnifiques films Super 8.

Since commencing his moving image arts practice in 2006, Clint Enns has made a formidable leap into the world of underground cinema sharing his unique vision of no-fi/lo-tech images, marked with a deep understanding of experimental cinema and its history. Blending filmic sensibility with structuralist digital video investigations, Enns has created a body of work that builds from the history of avant-garde while simultaneously undercutting them, albeit with love and respect. His work includes glitch and circuit-bending experiments, tongue-in-cheek avant-garde remakes, bizarre appropriations and beautifully crafted Super 8 films. – [Leslie Supnet]

2007 | ASCII Animation | 3 min

Une animation ASCII d’un avion qui s’écrase. Un exercice de littératie visuelle. Musique miko par the beans.

It displays bridges on Yahagi River, which runs near where I grew up in Japan. I shot each bridge twice, first in the morning and second in the evening of the day. I exposed one-sixth of the frame at a time and the result would show the sense of the sun rising or setting.​

2008 | Super8/Video8 | 5 min

Un film expérimental réalisé à partir de séquences de film abandonnées et trouvées dans des friperies et marchés au puce à Winnipeg, Manitoba. Musique eu un miroir, obscurement par Natural Snow Buildings.

An experimental film made from discarded film footage found in thrift shops and flea markets in Winnipeg, Manitoba. Music is eu un miroir, obscurement by natural snow buildings.

2008 | Circuit-Bent Atari | 3 min

Un circuit Atari déformé lutte pour son statut d’oeuvre d’art.

A circuit-bent Atari struggles to qualify as art.

2009 | Found Footage | 2 min

Une intervention voyeuriste dans les vies d’accros au clavardage. Musique par Nick Krgovich.

A voyeuristic intervention into the lives of chat-addicted users. Music by Nick Krgovich.

2011 | Found Footage/After Effects | 2 min

Une info-publicité et un guide audio pour l’éveil spirituel deviennent une vidéo éducative incarnant la marchandisation de cette nouvelle ère.

An infomercial and an audio guide to spiritual enlightenment spawn an instructional video epitomizing New Age commodification.

2008 | PXL-2000 | 3 min

Une soirée dansante au coeur de l’hiver à Winnipeg, Manitoba. Musique Trench de Natural Snow Buildings.

A dance party in the dead of winter in Winnipeg, Manitoba. Music is Trench by Natural Snow Buildings.

2009 | Found Footage | 28 sec

Une vidéo pour Whiplash de Naked City, inspiré par Henry Hills.

A video for Naked City’s Whiplash inspired by Henry Hills.

2010 | Vidster | 46 sec

Le “making-of” de The Flicker (1966) de Tony Conrad.

The making of Tony Conrad’s The Flicker (1966).

2012 | Found Footage |  47 sec

Les coupes dans 6/64: Mama und Papa (Materialaktion Otto Mühl) (1964) de Kurt Kren.

The splices in Kurt Kren’s 6/64: Mama und Papa (Materialaktion Otto Mühl) (1964).

2012 | Found Footage/After Effects | 3 min

Une version condensée de Ten Skies (2006) de James Benning, sans ciels. Il ne reste que les nuages.

A condensed version of James Benning’s Ten Skies (2006) with the skies removed. Nothing but the clouds remain.

“[Ten Skies] is an achievement of a different order, destined for eternal, well-deserved obscurity!” – [Michael Sicinski, Cinemascope]

“The boredom of Benning shines through!” ​- [Paul Paradis]

2010 | Found Footage/After Effect | 3 min

Un guide d’assistance personnelle conjuguant codes du piratage informatique, design archaïque et éveil spirituel.

A self-help guide that rests somewhere between the realms of code hacking, archaic design and spiritual awakening.

2014 |  PXL-2000/VHS/FlipCam/Computer Animation | 12 min

Un chevalier traverse l’échiquier, comme un radical ennuyé traverse par hasard un supermarché à Winnipeg (joué par Chance Taylor). ​

Cameron Frye (joué par Alan Ruck) de Ferris Bueller’s Day Off coincé dans l’espace entre un point et un pixel. L’art vidéo dans le champ élargi. ​

La Bouteille de Klein, un objet en 4 dimensions réduit en 3D, puis en 2D (4D->3D->2D). Une analyse spatiale d’une surface non-orientable sans limite, un espace qui s’apparente au nôtre.

A knight traverses the chessboard as a bored radical traverses a Winnipeg supermarket by chance (played by Chance Taylor).

Cameron Frye (played by Alan Ruck) from Ferris Bueller’s Day Off stuck in the speculative space between point and pixel. Video art in the expanded field.

The Klein Bottle, a 4D object rendered in 3D reduced to 2D (4D->3D->2D). A spatial analysis of a non-orientable surface with no boundary, a space potentially like our own.

Performance Lecture | 30 min

Une brève lecture performée qui explore l’art de ré-imaginer les médias mis de côté, abandonnés et désuets.

​A short performance lecture that explores the art of re-imaging lost, abandoned, and discarded media.

​IF YOU’RE SEEING THIS IT’S TOO LATE
​Moving Images from Toronto (and Beyond)

[Oeuvres choisies par | Works programmed by Clien Enns]

13.07.2017 | 20h00 | 62 min

Si vous voyez ceci, il est trop tard consiste en un échantillon d’oeuvres expérimentales réalisées à Toronto surnommée “Hollywood North” et aux alentours. Contrairement aux films produits au sein de l’industrie du cinéma hollywoodien, ces oeuvres sont réalisées par des artistes de l’image en mouvement libres d’explorer leur propre vision. Ces oeuvres offrent un aperçu sur les obsessions formelles et personnelles de ceux qui résident à La Ville-Reine, où à proximité.

À partir d’un bande VHS trouvée dans une friperie de banlieue, le film readymade Untitled de Brian Random présente des luttes dans un quartier défavorisé. De façon similaire, l’utilisation d’un objet trouvé, une carte postale, dans Post Card de Brian Kent Gotro révèle une toute autre lutte. Une lettre sans destinataire est au coeur de Stretto réalisé par Serena Lee. Dans cette oeuvre, l’auteure envoie une lettre à un visiteur désinvité révélant une méditation ironique, et tout à la fois judicieuse, sur la cohabitation inter-espèces. Vivre en très grande proximité avec d’autres n’est pas toujours facile comme le démontre Benhamin Edelberg dans son troublant Townhomes Scare Me; un film construit d’images (et textes) trouvées dans un journal d’enfant, un exutoire pour faire face à l’anxiété.

Où êtes-vous ? You Are Here de Katrina Orlowski propose de répondre à cette question en transformant le personnel en collectif. Alors que vous pensez à la mémoire collective, vous vous souvenez soudainement de la mélancolie que vous avez ressentie la première fois que vous avez assisté à un concert de Smashing Pumpkins. I’ve Been Waiting to Smile for a Long Time de Christine Negus est un film rempli de douleur propre à celle de Billy Corgan, conjuguant une castration simulée, des attentes déçues et la douleur ressentie par chaque enfant des années 1990 qui réalise que Danny Tanner n’est qu’un piètre acteur.


John’s Desire, réalisé par le cinéaste originaire d’Allemagne Henning Frederik Malz, est un montage habile des logos de compagnies de distribution de films se trouvant sur des bandes VHS. Cette oeuvre résonnera immédiatement auprès des cinéphiles qui les auront vus et revus au sein du Festival des festivals. De l’origine de l’univers au mindshare corporatif. Dans Tracking Sasquatch (field report #4), Christina Battle poursuit sa quête de l’insaisissable sasquatch sur Google Earth, un média de taille qui vous offre des moyens de surveillance militaires. Finalement, dans Untitled, 1925 (Part 2), Madi Piller explore le paysage à la recherche de quelque chose de plus personnel. Le film retrace le voyage de son grand-père dans les régions montagneuses du Pérou et tente de reconstituer une vision du monde propre à celui-ci.

If You’re Seeing This It’s Too Late is a small sampling of experimental works made in and around Hollywood North. Unlike films made in the Hollywood studio system, the selection of works in this survey are made by moving-image artists who are free to pursue their own personal visions. These works offer a glimpse into the formal and personal obsessions of those who now reside in (or near) La Ville-Reine.


Through a VHS tape found in a suburban thrift shop, Brian Random’s readymade, Untitled, presents the struggles faced by a difficult neighbour. Similarly, Brian Kent Gotro’s Post Card makes use of a found object, a post card, in order to reveal an entirely different kind of struggle. A one-sided letter is the also at the heart of Serena Lee’s Stretto – In the work, the author sends a letter to an uninvited houseguest, presenting a humorous yet sapient mediation on interspecies cohabitation. Living in close proximity to others is not always easy, as further demonstrated by Benjamin Edelberg in his unsettling Townhomes Scare Me, a work constructed from images (and text) found in a childhood journal produced as an attempt to cope with anxiety.

“Where are you?” Katrina Orlowski’s You Are Here attempts to answer this question by transforming the personal into the collective through the use of the universal “U.” As you think about collective memory, you suddenly remember the melancholia you experienced the first time you saw the Smashing Pumpkins play – Christine Negus’ I’ve been waiting to smile for a long time is a film “filled with as much pain as Billy Corgan,” combining simulated castration, those highly anticipated moments that just fail to deliver, and the pain every child of the 90s feels when they realize Danny Tanner moonlights as a smutty comedian.

German transplant Henning Frederik Malz’ John’s Desire is a sophisticated VHS supercut, gleaned entirely from film distribution company logos. This work should immediately resonate with cinephiles who have let these film industry logos wash over them at the Festival of Festivals. From the origins of the universe to corporate mindshare. In Tracking Sasquatch (field report #4), Christina Battle continues her search for the elusive Sasquatch in Google Earth, an equally branded media that offers military surveillance technologies from the comfort of the home. Finally, in Untitled, 1925 (Part 2), Madi Piller searches the landscape for something more personal. The film traces her grandfather’s voyage through the highlands of Peru in an attempt to see the world as he would have.

Brian Random | 2015 | VHS to DV | 6 min

Brian Kent Gotro | 2014 | DV | 5 min

Serena Lee | 2016 | DV | 7 min

Benjamin Edelberg | 2014 | Super 8 to DV | 8 min

Katrina Orlowski  | 2017 | DV | 16 min

Christine Negus​ | 2017 | Super 8 to DV | 3 min

Henning Frederik Malz | 2011 | DV | 4 min

Christina Battle | 2016 | DV | 9 min

Madi Piller | 2016 | 16mm to DV | 9 min

Tomonari Nishikawa | 2016 | Super 8 | 10 min

Translation to French © Emma Roufs