Quand | When

09.05.2018 | 21h00
10.05.2018 | 21h00

| Where

La Cinémathèque québécoise
335 , boul. De Maisonneuve Est, Montréal [QC]

Média | Media

16mm | HD
En présence du cinéaste.

Billets | Tickets

cinémathèque.qc.ca

Avec | With

“The photos do depict happiness, but that’s inherent in most photo albums where self-editing does present a dualism of emotion. We are never prone to present the bad memories on celluloid.” – Mike Rollo

Le travail de Mike Rollo propose des approches alternatives pour penser le cinéma documentaire – des méthodes thématisant les cultures incandescentes et les espaces transitoires en abordant les questions de la mémoire, de l’histoire, de la religion et de l’autobiographie.

MIKE ROLLO

Le travail de Mike Rollo propose des approches alternatives pour penser le cinéma documentaire – des méthodes thématisant les cultures incandescentes et les espaces transitoires en abordant les questions de la mémoire, de l’histoire, de la religion et de l’autobiographie. En tant que membre fondateur du collectif de cinéma expérimental montréalais Double Negative, Mike a présenté le travail de proéminents cinéastes expérimentaux canadiens et issus de l’international. À ce jour, Mike est membre d’un incubateur dédié à la programmation et à la diffusion de l’art médiatique expérimental et indépendant, Independent Visions, à Régina qui vise à rendre les oeuvres accessibles à un public élargi. Les films de Mike ont été présentés dans divers festivals, galeries et conférences à travers le Canada et à l’international. Son film Ghosts and Gravel Roads (2008) a fait parti du top dix des meilleurs courts-métrages du Toronto International Film Groupe et reçu le prix Mikeldi Silver Documentary Award à la 50ème édition du Festival of Documentary and Short Film of Bilbao. Les dernières oeuvres de Mike sont The Broken Altar (2013) et au bord de la rivière (2014) et Farewell Transmission (2017). Mike enseigne la production cinématographique à l’Université de Régina.

Mike Rollo’s work explores alternative approaches to documentary cinema — methods which thematize vanishing cultures and transitional spaces through references to memory, history, religion, and autobiography. A founding member of Montreal’s experimental film collective Double Negative, Mike has curated the work of prominent international and Canadian experimental filmmakers. Currently, he is a member of Independent Visions a curatorial incubator devoted to making independent and experimental media accessible to a diverse audience in Regina. Mike’s films have shown at festivals, galleries, and conferences across Canada and internationally. His film Ghosts and Gravel Roads (2008) was honoured as one of Canada’s Top Ten Shorts in 2008 by the Toronto International Film Group and received the Mikeldi Silver Documentary Award at the 50th Edition of the International Festival of Documentary and Short Film of Bilbao. Mike’s latest works include The Broken Altar (2013), au bord de la rivière (2014) and Farewell Transmission (2017).  Mike teaches film production at the University of Regina.

UNDER PRAIRIE SKIES

[ Une sélection d’oeuvres réalisées par Mike Rollo | A Selection of works by Mike Rollo]

09.05.2018 | La Cinémathèque québécoise | 21h00 | 55 min

2013 | 35mm | sound | colour | 19 min

The Broken Altar est un portrait de théâtres en plein air documentés sous la lumière du jour étrange , vidée de la rumeur une fois présente de voix humaines , par radio dans les bandes sonores et les pneus sur le gravier . Script pour le paysage et d’explorer le résidu d’une histoire cinématographique, The Broken Altar forme un traitement sculptural des objets architecturaux de ces espaces abandonnés et stériles : enceintes acoustiques montent de hautes herbes comme des marqueurs graves et les écrans se sont monumentales , sépulcrale dans leur pelage blancheur.  – [Light Cone]

The Broken Altar is a portrait of open-air theatres documented under the strange light of day, emptied of the once present hum of human voices, radioed-in soundtracks and tires on gravel. Scripting the landscape and exploring the residue of a cinematic history, The Broken Altar forms a sculptural treatment of the architectural artifacts of these abandoned and barren spaces: speaker boxes rise from tall grass like grave markers and the screens themselves are monumental, sepulchral in their peeling whiteness.

2014 | 16mm to digital | sound |colour | 3 min

Au bord de la rivière est un examen sans ciller des motifs de lumière et de mouvement qui animent une banque de la rivière; un mysticisme terrestre en miniature, un professant des secrets naturels cachés à la vue. – [Light Cone]

Au bord de la rivière is an unblinking examination of the light and movement patterns that animate a river bank; an earthly mysticism in miniature, a professing of natural secrets hidden in plain sight

2008 | 16mm to digital | sound | colour | 16 min

Un inventaire de mémoires et lieux perdus ; le paysage blanchi par le soleil de Saskatchewan est une métaphore du déplacement, un cadrage du vide et de l’absence. Voyageant dans des villes oubliées guidée par de vieilles photos de famille, la caméra dresse un catalogue des obsédants vestiges du passé, fragiles monuments et communautés dépouillées, brisées par l’effondrement économique. Sous le poids des ciels de la prairie, une rencontre personnelle viscérale est révélée dans le réconfort d’un espace ouvert. – [Light Cone]

An inventory of lost memories and places, the sun-bleached landscape of Saskatchewan serves as a metaphor for displacement, a framing of emptiness and absence. Traveling to forgotten towns and channeled through old family photographs the camera catalogs the haunting remnants of the past, frail monuments and communities laid bare, broken under economic collapse. Under the weight of the prairie skies a visceral, personal encounter is revealed in the solace of open space.

​ 2013 | Super 8 | silent | b&w | 3 min

À la recherche d’un sujet, je chasse. Je l’ai trouvé en moi.

In search of a subject, I hunted. I found it in myself.

2017 | 16mm to digital | sound | b&w | 14 min

 La compagnie Canadian Broadcasting Corporation a ouvert les portes de la station CBK Transmitter en 1939 pour couvrir la région des Prairies au Canada. Farewell Transmission montre d’une part un enregistrement de la démolition de CBK en 2015. D’une autre part, le film est une réponse subjective aux médias résiduels documentant l’événement. Le bâtiment est montré avec la tension qui précède sa destruction : l’émulsion palpite comme si elle avait des décennies de transmission radio derrière elle, créant un éloge troublant d’une institution culturelle. – [Light Cone]

The Canadian Broadcasting Corporation opened the doors of the CBK Transmitter Station in 1939 to serve the prairie region of Canada. Farewell Transmission is equal parts indexical record of the demolition of CBK in 2015 and subjective response to the residual media documenting the event. The building is framed with tension preceding its destruction: emulsion pulsates as if with decades of radio transmission, creating an unsettled eulogy for a cultural institution.

2019 | 16mm to digital | sound | colour | 15 min

Une composition politique sur les résistances naturelles. Des images en danger, images d’un dernier souffle avant l’extinction, images de ce qui s’épuise, entièrement consommé : une goutte, intensité pure qui ne se révèle qu’en tombant. Des foules audiovisuelles qui, devant l’image, deviennent un corps atteint, assailli par les menaces de l’entropie. Un visage épuisé que réanime en continu la transe sonore qui recouvre le champ de bataille. Des visages pour un œil qui n’aurait pas à voir.

A political composition on natural resistance. These images are an expiring breath in danger of extinction. These images become extinguished, consumed: a drop, a pure intensity which only appears when falling. In the presence of the image these audiovisual crowds become an affected body, assaulted by entropy. A face exhausted and reanimated by the continuous sound trance that traverses the battlefield. Faces for an eye that would not need to see.

2009 | 16mm to digital | sound | b&w | 6 min

Une composition politique sur les résistances naturelles. Des images en danger, images d’un dernier souffle avant l’extinction, images de ce qui s’épuise, entièrement consommé : une goutte, intensité pure qui ne se révèle qu’en tombant. Des foules audiovisuelles qui, devant l’image, deviennent un corps atteint, assailli par les menaces de l’entropie. Un visage épuisé que réanime en continu la transe sonore qui recouvre le champ de bataille. Des visages pour un œil qui n’aurait pas à voir.

A political composition on natural resistance. These images are an expiring breath in danger of extinction. These images become extinguished, consumed: a drop, a pure intensity which only appears when falling. In the presence of the image these audiovisual crowds become an affected body, assaulted by entropy. A face exhausted and reanimated by the continuous sound trance that traverses the battlefield. Faces for an eye that would not need to see.

2017 | 16mm to digital | sound | b&w | 7 min

Une femme élève la voix et prononce un discours. Le discours est long, triste, pathétique, et se fait de plus en plus poignant à mesure que ses mots déchirants, qui résonnent profondément dans la mémoire collective, transpercent effectivement la pellicule d’un vieux film mexicain, qui lui aussi, se déchire, jusqu’à disparaître.

A woman raises her voice and gives a painful and endless speech that with time becomes even more overwhelming, because her words are heartbreaking and permanent impressions in the collective memory, stabbing with words an old Mexican film, a celluloid that tears apart until its disappearance.

2017 | 16mm to digital | colour | sound | 7 min

A Mexico, la Fête des Mères est l’une des fêtes familiales les plus importantes de l’année. Pourtant, des milliers de mères n’ont rien à y fêter : elles sont les mères de disparus, victimes d’éliminations politiques. Avec d’autres proches des disparus, elles participent à la « Marche Nationale de la Dignité : les Mères pour le retour des Fils, des Filles, de la Vérité et de la Justice ».

Mother’s Day in Mexico is considered one of the most important family holidays of the year. Thousands of mothers have nothing to celebrate. They are the mothers of victims of forced disappearances. Mothers and relatives of the disappeared participated in the “March of National Dignity. Mothers searching for their Sons, Daughters and Justice”.

ACCENTS OF AIR AND EARTH

[Une sélection d’oeuvres choisies par Mike Rollo | A Selection of works programmed by Mike Rollo]

10.05.2018 | La Cinémathèque québécoise | 21h00 | 61 min

Anna Hogg | 2016 | 16mm | 8min

Une soeur de trois se perd dans le bois où les choses ne peuvent être nommées. Sa lumière et les ombres éphémères transpercent la chambre où se trouvent les deux autres soeurs, qui la cherche à travers leurs propres reflets. C’est une histoire de sororité et de la perte de celle-ci, une quête et l’échec de cette quête. Les images sont réalisées à l’aide d’une série de longues expositions, et l’histoire est basée sur des faits réels romancés et sur le libre Through the Looking Glass de Lewis Caroll.

One of three sisters becomes lost in the wood where things have no names. Its ephemeral shadow-light filters into the room of the other two, who search for her in their own reflections. It is a tale of sisterhood and the loss of sisterhood, quest and the failure of that quest. Its images are made through a series of long exposure time-lapses inside a large camera obscura structure, and its text is based on a series of fictionalized real events and Lewis Carroll’s Through the Looking Glass.

Ella Mikkola | 2016 | HD | sound | colour | 6 min

Le mot finnois “SAARI” signifie “île”. Le film consiste en un vidéo expérimental de collage, reprenant des vidéos de la fin de l’enfance. À travers ces vidéos, l’oeuvre explore des thèmes comme la sécurité, la distance et la connexion à travers une mémoire subjective. La complexité liée au désir de préserver un souvenir et de, tout à la fois, s’en éloigner sert de source d’inspiration à ce film.

The Finnish word ”SAARI” means an island. The film is an experimental video collage, based on late childhood videos. Through these videos the work explores themes like safety, distance and connection through a subjective memory.
The intricacies of the desire to preserve a memory while also attempting to move forward from it serves as an inspiration to this film.

Tânia Dinis | 2017 | HD | sound | colour | 11 min

Laura est un film essai qui a pour point de départir un projet de recherche et de collection d’archives de photographies de famille. Il débute par l’exploration de la notion d’images comme des expériences révolues du temps, qui, à partir de leur intemporalité, prennent davantage de place dans l’espace ce qui créent alors des petits moments narratifs.

Laura is an essay film whose inception began from a project of research and collection of familial photographical archives. ​It departs from the exploration of the notion of images as bygone experiences in time which, from that timelessness, expand in space, thus creating small narrative moments.

Lana Z Caplan | 2017 | HD | sound | colour | 21 min

Les rythmes du quotidien prennent la forme d’une méditation sur le travail, le loisir et le temps. Au fur et à mesure que le cycle visuel se répète – des passagers embarquent, débarquent, embarquent à nouveau ; des bateaux arrivent, partent et reviennent. Une voix lit les horaires du ferry Italien – des noms de villages, des horaires, des départs. L’annonce se transforme en chant, les navires se transfigurent, se déconstruisent et se tordent jusqu’à devenir un paysage mental déployant ce qui est vu, l’invisible et les errata…  – [Collectif Jeune Cinéma]

Rhythms of the mundane become a meditation on leisure, work, and time. As the visual cycle repeats – passengers load, unload, reload, boats arrive, depart, arrive – the reading of the Italian ferryboat schedule – town names, times, and departures – morphs from announcement to chant, boats transform, deconstruct, and twist into a mindscape, rendering the unseen, the errata, seen.

Kyath Battie 2016 | HD | sound | colour | 12 min

Le concept d’élévation est extrêmement complexe. Le plus nous nous élevons, le plus nous nous retirons des choses de la vie courante, cependant notre façon de regarder s’ouvre davantage, et nous comprenons plus profondément notre situation dans le monde. Lookout est un documentaire personnel expérimental qui examine ce genre d’élévation ou de point d’observation à travers la découverte de cendres humaines au sommet d’une montagne et d’un distinct, pourtant fragmenté, collage audio de cassettes des années 1980.

Gaining elevation is a very complex concept. The higher we ascend, the more removed we are from normal everyday affairs, but the broader our gaze becomes, the more profound our sense of our situation in the world. Lookout is a personal experimental documentary that examines this kind of elevation or ‘lookout’ through the discovery of human ashes atop a mountain, and a distinct, yet fragmented audio collage of 80’s mix cassette tapes.

Jaimz Asmundson & Karen Asmundson 2013 | Super 8 to HD | sound | colour | 3 min

Des enregistrements sonores trouvés de citoyens se rassemblant afin de prévenir la nuisance générée par des nouveaux arbres dont le plantage était prévu sur leur pâté de maisons dans les années 80.   – [Festival Regard]

Found audio of concerned citizen(s) rallying to prevent the nuisance of new trees scheduled to be planted on their block in the 1980s.

Translation to French © Emma Roufs