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14.05.2021 – 11.07.2021

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Toré is an invitation to partake in a beautiful and confounding experience of a world in which we do not live.” – Benjamin R. Taylor

“There is
what I see,
what is shown to me,
what I can’t see,
what I don’t see…”

JOÃO VIEIRA TORRES + TANAWI XUCURU KARIRI

João Vieira Torres est un artiste et cinéaste franco-brésilien né à Recife, Brésil, en 1981. Il a étudié les arts visuels au Miami Dade Community College et la photographie à l’Université de Paris 8. Il a fréquenté Le Fresnoy en 2010. Son travail a été présenté dans des festivals de cinéma à New York, Édimbourg et Marseille et dans de nombreux musées, tels que le Centre Pompidou, le Palais de Tokyo à Paris et le Anthology Film Archives à New York. Il vit et travaille actuellement au Brésil et en France.

Tanawi Xucuru Kariri, l’un des leaders de la communauté Xucuru Kariri, notamment en tant qu’éducateur, a coréalisé Toré (2015), son premier film.

João Vieira Torres is a Brasilian-French artist and filmmaker, born in Recife, Brazil, in 1981. He studied visual arts at Miami Dade Community College and photography at the University de Paris 8. He attended Le Fresnoy in 2010. His work has been presented at film festivals in New York, Edinburgh and Marseille and in many numerous museums, such as the Centre Pompidou, the Palais de Tokyo in Paris and the Anthology Film Archives in New York. He currently lives and works in Brazil and France.

Tanawi Xucuru Kariri, one of the leaders of the community, among other activities as an educator, co-directed his first film Toré (2015).

 

2015 | HD | colour | sound | 16 min

Il y a
Ce que je vois
Ce qui m’est montré
Ce que je ne vois pas
Ce que je ne peux pas voir

On m’invite à filmer un rituel. Celui qu’on peut montrer aux étrangers. Un enfant de la tribu regarde Fantasia de Disney à la télé. On l’interrompt. Qu’est-ce qui habite l’enfant lorsqu’il danse ? Que puis-je voir de ce qu’on me montre ?

Filmé dans la tribu Xukurú Karirí, État d’Alagoas, Brésil.

Pour Toré, João Vieira Torres a été invité à filmer un rituel pouvant être montré aux étrangers. Le film débute en admettant que même si des choses nous sont volontairement présentées, elles peuvent conserver tout leur mystère. Dans la jungle brésilienne, un jeune garçon regarde Fantasia de Disney. Il vit sa vie. Il est prêt pour son rituel. Il regarde le film à la télévision, on le regarde sur notre écran, des rites sont accomplis. Les images voyagent à des années-lumière d’une culture à une autre, d’un temps à un autre, d’un corps à un autre. Et pourtant, nous ne nous touchons jamais, nous ne dansons jamais ensemble. Toré est une invitation à participer à la belle et déconcertante expérience d’un monde qu’on ne vit pas. La constatation que si l’on peut trouver de l’extase dans les images, elles ne dévoilent pas pour autant leur vérité.

Benjamin R. Taylor

There is
what I see,
what is shown to me,
what I can’t see,
what I don’t see…

I was invited to film a ritual. One that can be shown to foreigners, to “dried-heads” like me. A child of the village watches Disney’s Fantasia on TV. He is interrupted. What the child lives when he dances? What am I able to see from what is shown to me?

Shot in the Xucuru–Kariri tribe, in Alagoas, Brazil.

For Toré, João Vieira Torres was invited to film a ritual that could be shown to foreigners. Fittingly the film begins with an admission that there are things that, even when willingly presented to us, remain obscure. In the Brazilian jungle a young boy watches Disney’s Fantasia, he lives his life, he is prepared for his ritual. He watches the film on television, we watch him on our screen, rites are performed. Images travel light years from one culture to another, from one time to another, from one body to another. And yet, we never touch, we never dance together. Toré is an invitation to partake in a beautiful and confounding experience of a world in which we do not live. An admission that we can find extasy in images but that we cannot truly know by them.

Benjamin R. Taylor