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Quand | When

21.10.2026 | 19h30
22.10.2026 | 19h30

Où | Where

la lumière collective

Média | Media

16mm et numérique
En présence de Stephanie Barber

Billets | Tickets
Avec | With

Stephanie Barber is a writer and filmmaker creating poetic, conceptual and philosophical work––literary/visual hybrids that play at the boundaries of narrative, essay and dialectic.
Barber’s art contemplates philosophical questions of human and non-human existence (its morbidity, profundity and banality) with humor, pathos and imagination.

STEPHANIE BARBER

Stéphanie Barber est une écrivaine et cinéaste qui crée des œuvres poétiques, conceptuelles et philosophiques – des hybrides littéraires et visuels qui explorent les frontières entre le récit, l’essai et la dialectique.

L’art de Barber aborde des questions philosophiques sur l’existence humaine et non humaine (sa morbidité, sa profondeur et sa banalité) avec humour, émotion et imagination.

Ses films et vidéos ont été projetés aux États-Unis et à l’étranger lors d’expositions individuelles et collectives au MOMA (New York), à la Tate Modern (Londres), au Whitney Museum of American Art (New York), à la Cinémathèque de Paris, au Walker Art Center (Minnesota), au MOCA de Los Angeles et au Wexner Center for Art (Ohio), entre autres galeries, musées et festivals. Ses vidéos sont distribuées par Video Data Bank et ses films en 16 mm sont disponibles chez Canyon Cinema.

Ses livres Night Moves et these here separated… ont été publiés par Publishing Genius Press respectivement en 2013 et 2010. CTRL+P a publié en 2019 un recueil de ses haïkus quotidiens intitulé Status Update : Vol. 1 en 2019, et sa pièce de théâtre Trial in the Woods a été publiée par Plays Inverse en 2021, puis rééditée en 2022.

Barber est actuellement responsable du département de cinéma et de cinéma numérique au Moore College of Art and Design de Philadelphie, en Pennsylvanie, et artiste en résidence au programme de master en arts interdisciplinaires The Mt. Royal MFA du MICA à Baltimore, dans le Maryland.

Stephanie Barber is a writer and filmmaker creating poetic, conceptual and philosophical work––literary/visual hybrids that play at the boundaries of narrative, essay and dialectic.

Barber’s art contemplates philosophical questions of human and non-human existence (its morbidity, profundity and banality) with humor, pathos and imagination.

Her films and videos have screened nationally and internationally in solo, and group shows at MOMA, NY; The Tate Modern, London; The Whitney Museum of American Art, NY; The Paris Cinematheque; The Walker Art Center, MN; MOCA Los Angeles, The Wexner Center for Art, OH, among other galleries, museums and festivals. Her videos are distributed by Video Data Bank and her 16mm films can be found at Canyon Cinema.

Her books ‘Night Moves’ and ‘these here separated…’ were published by Publishing Genius Press in 2013 and 2010 respectively. CTRL+P published a collection of her daily haiku ‘Status Update: Vol. 1’ in 2019 and her full-length play ‘Trial in the Woods’ was published by Plays Inverse in 2021 and reprinted in 2022.

Barber is currently Department Head of Film and Digital Cinema at Moore College of Art and Design in Philadelphia, Pa. and resident artist at The Mt. Royal MFA for Interdisciplinary Art at MICA in Baltimore, MD.

PROGRAMME 1 : LES FILMS DE STEPHANIE BARBER

21.10.2026 | 19h30 | la lumière collective | 56 mins

Stephanie Barber | 2000 | 16mm vers numérique | 4 mins

Une petite animation textuelle qui associe des photographies trouvées et des lettres imprimées à la main pour créer de nouveaux récits miniatures. La mort et la maladie sont présentées avec désinvolture, au même titre que la rencontre avec une moufette ou des gribouillages d’amoureux transis.

A small text animation which brings together found photographs and hand-pressed letters to create new miniature narratives. Death and disease are set blithely besides, and given equal importance as, the sighting of a skunk or lovesick scribblings.

Stephanie Barber | 2007 | DV vers numérique | 6 mins

Une grande partie de mon travail, quel que soit le support utilisé, associe mes textes à des photographies ou à des séquences vidéo trouvées. J’ai créé des performances en direct mêlant visionnage et discussion, des essais, des installations, des films et des vidéos qui exploitent cette combinaison. Cette vidéo illustre cette démarche ainsi que l’intérêt pour les biographies fragmentaires qui traverse l’ensemble de mon œuvre.

La brève période que j’ai passée à travailler sur un voilier en tant que matelot en mer du Nord m’a transmis un amour et une vision romantique de la vie de marin. J’ai imaginé ici la vie de ces hommes. On y trouve à la fois l’espoir et la solitude, la camaraderie et l’isolement, ainsi que les éléments cinématographiques les plus simples pour faire ressortir la complexité des émotions humaines. La délicatesse de l’écriture formaliste fait osciller le spectateur entre intimité et universalité, allant et venant doucement comme le tangage d’un navire. Le minimalisme de la présentation photographique permet au spectateur de reconnaître l’humanité dans chaque document individuel représentant un corps.

Much of my work, regardless of medium has paired my writing with found photographs or found film. I’ve created live viewing/talking performances, essays, installations, films and videos which use this combination. This video exemplifies this impulse as well as an interest in fragmentary biographies which runs throughout my work.

My own short time working on a sailboat as an AB in the North Sea has given me a love of and romanticization for the sailor’s life. Here I have imagined the lives of these men. There is hope and loneliness, companionship and isolation and the simplest of filmic elements to contrast the complexity of human emotions. The delicacy of the formalist writing moves the listener from intimacy to universalism and back again, swaying gently to and fro like the rocking of a ship. The minimalism of the photographic presentation allows the viewer to recognize the humanity in each individual document of a body.

Stephanie Barber | 1998 | 16mm vers numérique | 3 mins

Ce film en 16 mm, imprimé et developpé à la main, s’inspire une nouvelle fois de mon intérêt pour la mer en tant que métaphore de l’errance existentielle. C’est sans doute le film le plus déchirant que j’aie réalisé ; son rythme est romantique et simple, ponctué de pauses et d’inserts à la manière d’un haïku, où les mots opposent la poésie des vagues qui se brisent à une narration factuelle et détachée. Et cette narration est un simple constat d’échec, qui ne réside pas dans une action quelconque, mais dans la réflexion préalable à cette action, dans l’espoir ou la foi que l’on place en soi-même, en ses connaissances ou en ses capacités.

This hand-printed and hand-processed 16mm film draws again on my interest in the sea as a metaphor for existential wandering. This is probably the most heartbreaking film I’ve made, the pacing is romantic and simple, haiku-esque pauses and inclusions, with the words contrasting the poetry of the rocking waves with their factual, disinterested narration. And that narration is a simple statement of failure, one which lies, not in any action, but in the pre-thought to that action, the hope or faith one holds in oneself, one’s knowledge or abilities.

Stephanie Barber | 2017 | 16mm vers numérique | 3 mins

3 peonies est un court métrage poétique tourné en 16 mm, qui met en scène une action sculpturale toute simple. Ce qui ressort, c’est l’humour que peuvent susciter les interactions entre les matériaux et le symbolisme tendre, parfois mélodramatique, des fleurs coupées. Cette vénération de la beauté renvoie finalement à l’expressionnisme abstrait et à la peinture color field du modernisme pur qui, dans de nombreux cas, rejetaient la banalité d’une telle beauté « naturelle ». La bande-son, constituée de collages sonores, aborde subtilement la question de la maladie mentale et s’impose avec douceur derrière la monotonie des sons utilitaires du ruban adhésif qu’on déchire.

3 peonies is a brief, poetic 16mm film of a simple sculptural action. What becomes apparent is the humor possible in material interactions and the tender and sometimes melodramatic symbolism of cut flowers. The reverence for beauty ends up pointing towards the abstract expressionism and color field painting of high modernism that, in many cases, eschewed the banality of such ‘natural’ beauty. The collaged soundtrack subtly contemplates mental illness and is gently insistent behind the flatness of the utilitarian sounds of ripping tape.

Stephanie Barber | 1996 | 16mm vers numérique | 6 mins

Ce film est né de mon intérêt pour les poètes du groupe L:A:N:G:A:U:G:E et leur approche sculpturale et conceptuelle de la poétique. Ce qui commence par une succession de petits motifs alphabétiques se révèle former les mots « v-a-s-t » et « n-e-e-d ». Ce court métrage poétique s’adresse à ceux qui trouvent du romantisme dans l’énumération et la répétition. Trois actes, une fausse piste sonore et une histoire d’amour classique.

This film stems from my interest in the L:A:N:G:A:U:G:E poets and their sculptural and conceptual approach to poetics. What begins as an array of small alphabetic patterns reveals itself to carve the words v-a-s-t + n-e-e-d. The short poetic film is for those who find listing and repetition romantic. Three acts, an auditory red herring and classic love story.

Stephanie Barber | 2019 | 16mm vers numérique | 4 mins

En 1985, la grande soprano Leontyne Price a interprété le rôle-titre dans Aida de Verdi pour son opéra d’adieu. Après l’air « O patria mia », le public a éclaté en une ovation de quatre minutes. oh my homeland est le troisième volet d’une série de films minimalistes tournés en plan séquence en 16 mm que je réalise actuellement. C’est un film sur la représentation, l’art et les échanges matériels. C’est un film sur les fins. C’est un film sur l’identité, l’amour, le pouvoir, le patriotisme et le potentiel transcendant de l’art à travers le regard porté sur un visage faisant l’objet d’une adoration. Un geste minimaliste qui s’apparente à cette pratique que tout portraitiste ou toute mère reconnaît comme d’une puissance ineffable.

Il s’agit essentiellement d’un ready-made et, à l’instar de mon livre Night Moves et de ma vidéo Tatum’s Ghost, il continue d’explorer YouTube en tant qu’archive culturelle et sociale.

oh my homeland, bien qu’il ne s’agisse que d’un plan du visage de Mme Price alors qu’elle reçoit les applaudissements et avant de reprendre son rôle, s’élargit grâce à la méditation inaltérée sur ce plan. Le pouvoir de transformation de l’art, tant pour la société que pour l’artiste ; les implications liées à l’origine ethnique de Mme Price et au contexte auquel elle a consacré sa vie ; les implications politiques stupéfiantes de l’air de Verdi (une lettre d’amour mélancolique et complexe adressée à la patrie d’Aida) à une époque où l’amour de (ma) patrie est difficile à mobiliser.

In 1985 the great soprano Leontyne Price sung the title role in Verdi’s Aida as her farewell opera. After the ‘O patria mia’ aria, the audience breaks into a four-minute applause. oh my homeland is the third in a series of minimal single shot 16mm films I’m currently building. It’s a film about representation, art, and material exchange. It’s a film about endings. It’s a film about identity, love, power, patriotism and the transcendent potential of art through the viewing of a face receiving adoration. A minimal gesture akin to the practice every portrait painter or mother recognizes as ineffably powerful.

It is essentially a readymade and like my book Night Moves and my video tatum’s ghost it continues to explore YouTube as a cultural and social archive.

oh my homeland, while being simply a shot of Ms. Price’s face as she receives the applause and before returning to the role, expands with the unaltered meditation on the shot. The transformational power of art for society and the maker alike; the implication of Ms. Price’s race and the context to which she dedicated her life; the staggering political implications of the Verdi aria (a mournful and complicated love letter to Aida’s homeland) in a time in which love of (my) country is hard to muster.

Stephanie Barber | 2005 | 16mm vers numérique | 3 mins

Une lettre d’amour au charme des images en deux dimensions et une lutte pour attirer l’attention. Une confusion entre la mortalité des images et celle des êtres humains. (Une très légère critique). Le spectacle attend notre adoration, nous donne un faux sentiment de complicité, si tendre. Le plaisir est lié à l’amour et à la guerre.

A love letter to the charm of two-dimensional images and a struggle for attention. Confusion over the mortality of images against that of humans. (Slightest indictment). The spectacle awaits our adoration, gives a tender, false intimation of collusion. Fun is tethered to love and war.

Stephanie Barber | 2008 | DV vers numérique | 13 mins

En quoi le fait de contempler ce qui n’est plus que les squelettes de photographies constitue-t-il une leçon visuelle sur le plaisir esthétique ou l’émotion ? Et en quoi le fait d’être presque entièrement privé de ce plaisir, ou de n’en percevoir qu’une simple suggestion, incite-t-il le spectateur à réfléchir à l’acte de regarder et à celui de vouloir regarder ? Et peut-être est-ce l’évolution elle-même qui est à l’origine de cette angoisse et de cette forme d’art.

Une série de collages recréant les photographies d’artistes connus (Uta Barth, Kohei Yoshiyuki, Candida Höfer, Deborah Willis) et laissant entrevoir très légèrement les photographies originales. La bande-son est composée d’environ 25 déclarations sur la photographie.

How looking at what has become the skeletons of photographs is a visual lecture on aesthetic pleasure or emotion. And how being, almost entirely denied of this pleasure, or having the pleasure merely suggested induces a viewer to ruminate on the act of viewing and that of wanting to view. And maybe it is evolution which causes this anxiety and art form.

A series of collages recreating the photographs of well-known artists (Uta Barth, Kohei Yoshiyuki, Candida Hofer, Deborah Willis) and a very slight suggestion of the actual photographs. The soundtrack is composed of approximately 25 statements on photography.

Stephanie Barber | 2010 | DV vers numérique | 4 mins

Les figures acrobatiques proprement dites ont été supprimées de ce montage plein de suspense. À leur place, le public se voit présenter ces objets muets et mystérieux dont la charge symbolique est suggérée par le rythme et le silence. La vidéo suggère qu’il est possible pour le public de s’intéresser aux subtilités les plus infimes et aux éléments du théâtre jugés (généralement) moins spectaculaires. Elle suggère également l’existence d’une boucle de rétroaction entre ceux qui partagent ou créent l’art et ceux qui le reçoivent.

BUST CHANCE a été initialement créée pour être projetée lors d’une performance sonore en direct dans le cadre du spectacle commémoratif organisé par Light Industry en 2008 en hommage à Bruce Conner, puis recréée en 2010 sous la forme d’une vidéo monocanal.

The actual feats of acrobatics have been removed from this suspenseful montage. In their stead the audience is presented with these mute and mysterious objects whose symbolic weight is suggested by pacing and silence. The video suggests an audience’s engagement with the smallest subtleties and less than (usually considered) spectacular elements of theater is possible. Suggests also, a feedback loop of appreciation between those who share or create art and those who receive it.

BUST CHANCE was originally created for projection during a live sound performance for Light Industry’s 2008 memorial show for Bruce Conner and recreated in 2010 as a single channel video.

Stephanie Barber | 2020 | 16mm vers numérique | 9 mins

L’horizon, là où le ciel et la terre se rencontrent, est toujours ailleurs, un lieu promis où ces deux éléments se rejoignent. Une métaphore, un repère, une promesse de transition, de changement, de transcendance. Un lieu où le corporel et le spirituel se rencontrent ou se séparent.

Another Horizon est un documentaire expérimental, à la croisée du réel et de la fiction. Jayne Love lit un texte que j’ai écrit pour elle – de courtes phrases sur le concept de l’horizon et une suggestion narrative à peine esquissée se heurtent à des extraits des magnifiques sermons que Richard (Oswan) Williams m’a prodigués dans son salon, sous l’emprise du rhum. J’ai créé ce long collage défilant à partir d’images trouvées. Après avoir filmé le collage, j’ai physiquement effacé la ligne d’horizon de chaque image, soulignant ainsi davantage cet espace intermédiaire.

J’ai vécu, pendant quelques mois, dans l’appartement de Richard et de sa femme Mary, siège de leur temple spirituel vaudou à La Nouvelle-Orléans. Bien sûr, en tant que prêtres et prêtresses, Richard et Mary parlaient souvent de la mort, de la transcendance, de l’éthique et de la santé. Nos journées s’écoulaient lentement, remplies de réflexions philosophiques : Richard, un vieil homme brillant, instruisant un jeune errant en quête de réponses. À l’époque, j’enregistrais presque tout sur des cassettes audio, et certaines d’entre elles ont survécu jusqu’à aujourd’hui. Jusqu’à cet horizon où nous nous trouvons à présent.

The horizon, where the sky and the earth meet, is always elsewhere, a promised place where these two elements come together. A metaphor, an orienting, a promise of transition, change, transcendence. A place where the corporeal and spiritual meet or are cleaved apart.

Another Horizon is an experimental documentary, a meeting of fact and fiction. Jayne Love reads a text I wrote for her––short sentences on the concept of the horizon and the briefest suggestion of narrative collide with pieces of Richard (Oswan) Williams’ beautiful, rum-fueled living room sermons to me. I created the long scrolling collage out of found images. After filming the collage, I physically scratched the horizon line out of each frame, further enunciated this space between.

I lived, for a few months, in Richard, and his wife Mary’s, apartment, the site of their Voodoo Spiritual Temple in New Orleans. Of course, as priests and priestesses Richard and Mary spoke often of death, transcendence, ethics and health. Our days were slow and filled with philosophical rumination, Richard, a brilliant old man schooling a young wandering wonderer. I recorded most everything on cassette tapes back then and some of those have made it here to the present. To this horizon we’re at now.

Stephanie Barber | 2011 | 16mm vers numérique | 36 secs

Même le récit le plus dépouillé donne naissance à une histoire. J’en ai une qui m’est venue après avoir écrit et animé cette œuvre. Pas avant. Cette astuce qui consiste à retirer des éléments, à observer ce qui reste, à voir ce qui stimule puissamment notre imagination lorsqu’on ne lui donne que ces indices minimaux, est une expérience de pensée dont je ne me lasse jamais.

jhana et les rats de James Olds

Entre le 25 juin et le 7 août 2011, Stéphanie Barber a installé son atelier au Musée d’art de Baltimore, où elle a créé chaque jour une nouvelle vidéo dans une galerie centrale ouverte aux visiteurs du musée. L’objectif de ce projet, intitulé « Jhana et les rats de James Olds » ou « 31 jours / 31 vidéos », était de créer une série de courtes vidéos poétiques s’inscrivant dans la lignée à la fois ludique et sérieuse des jeux de l’Oulipo et des méditations quotidiennes, en réalisant une nouvelle vidéo chaque jour. L’exposition était à la fois une installation en constante évolution et une performance collaborative dans laquelle les visiteurs du musée étaient présents en tant que spectateurs et souvent en tant que partenaires créatifs.

The sparsest of narratives still brings forth a story. I have one which sprung forth after writing and animating this piece. Not before. This trick of pulling elements away, seeing what remains, seeing what moves powerfully over our imagination when it is given these barest clues, is a thought experiment I seem never to tire of.

jhana and the rats of james olds

Between June 25th and August 7th, 2011, Stephanie Barber moved her studio into the Baltimore Museum of Art where she created a new video each day in a central gallery open to museum visitors. The goal of this project, jhana and the rats of james olds or 31 days/31 videos, was to create a series of short, poetic videos in the playful and serious footprints of Oulipo games and daily meditations; creating one new video each day. The exhibit was both a constantly changing installation as well as a collaborative performance in which museum visitors were present as spectator and often creative partner.

PROGRAMME 2 : CARTE BLANCHE

22.10.2026 | 19h30 | la lumière collective

Joanna Priestley | 1985 | 16mm vers numérique | 4 mins

Une explication pleine d’humour des peurs qui nous sont communes : la peur du noir, des monstres, du vieillissement, du surpoids et de la destruction du monde.

A humorous explanation of the fears we share: fear of the darkness, of monsters, of aging, of being overweight, and of global destruction.

 Kate Greenstreet | 2021 | numérique | 2 mins

 Christopher Harris | 2016 | 16mm vers numérique | 3 mins

[Un] film au format carte postale [qui]… parvient à faire appel à l’imagination éthique du public… « Distant Shores » illustre un saut imaginatif nécessaire simplement en juxtaposant des images d’une croisière sur la rivière Chicago et le témoignage d’un migrant sur son périple maritime éprouvant. Ce film de trois minutes, monté directement à la caméra, offre néanmoins plusieurs pistes de réflexion sur le déplacement. (Max Goldberg, KQED Arts)

[A] postcard-sized [film that]…manage[s] to implicate the audience’s ethical imagination…Distant Shores models a necessary imaginative leap simply by juxtaposing footage of a Chicago River cruise with testimony of a migrant’s harrowing voyage at sea. A three-minute film edited in camera; it nevertheless offers several ways of thinking about displacement. (Max Goldberg, KQED Arts)

 Juyi Mao | 2025 | générée par l’IA | 4 min

Vidéo générée par IA, en 16 mm, noir et blanc.

AI generated video to 16mm, b&w.

 Asma Shikoh | numérique | 2 mins

 Jeanne Liotta | 2012 | numérique | 3 mins

 Ericka Beckman | 1974 | 16mm vers numérique | 2 mins

 Deboarah Stratman | 2023 | numérique | 3 mins

Mère et enfant se font face. Pendant ce temps, certaines dames sont plongées dans leurs pensées.

Mother and child confront the other. Meanwhile, some ladies are thinking.

Kevin Jerome Everson | 2009 | 16mm vers numérique | 5 mins

Le film montre notamment Mohammad Ali parlant de la vie, Althea Gibson rentrant chez elle en championne, Fidel Castro jouant au baseball et trois hommes escortés jusqu’au tribunal, le tout sous l’œil vigilant des médias. Un film réalisé à partir d’images d’archives qui montre comment la mémoire peut être fabriquée et, par conséquent, déconstruite également.

The film includes Mohammad Ali talking about life, Althea Gibson returning home as a champion, Fidel Castro playing baseball and three gentlemen being escorted into court all under the watchful eye of the media. A film made of found footage that shows how memory can be manufactured and therefore deconstructed as well.

 Cam Archer | 2020 | 16mm vers numérique | 7 mins

moi, en train de travailler sur ce qui allait devenir mon court-métrage, son image

me working my way toward what became my short film, his image

 Karen Yasinsky | 2013 | 16mm vers numérique | 9 mins

Ce film est né de réflexions sur la violence gratuite, l’observation culturelle et l’hypnose. Bon nombre d’images sont réutilisées ; elles sont liées entre elles, mais détachées de leur contexte d’origine.

The film originated with thoughts on senseless violence, cultural observation and hypnotism. Many of the images are repurposed, related but unhinged from their original context.

 Ayanna Dozier | 2024 | super 8 vers numérique | 6 mins

Bounded Intimacy (qui fait partie de la trilogie de courts-métrages en Super 8 mm « It’s Just Business, Baby ») explore l’histoire de diverses formes de travail corporel dans les quartiers de Chelsea et Tribeca, autrefois réputés pour le commerce du sexe, les clubs érotiques et les activités sexuelles illicites. « Bounded Intimacy » explore la séduction entre une femme anonyme et la caméra. La relation entre les deux reste obscure et ambivalente quant à savoir si cette rencontre est « authentique » ou non. La nature de leur relation n’a toutefois aucune importance, car la caméra saisit l’authenticité du désir qui anime cette rencontre entre les deux personnages.

Bounded Intimacy (part of the trilogy of Super 8mm shorts “It’s Just Business, Baby”) examines the histories of various forms of body labor across the Chelsea and Tribeca districts that was renown as a site for sex work, sex clubs, and illicit sexual activity. Bounded Intimacy explores the seduction of a nameless woman and the camera. The relationship between the two remains unknown and ambivalent as to whether or not the encounter is “authentic.” The nature of their relationship is irrelevant as the camera captures the authenticity of the desire of the encounter between the two.

Nova Pan | numérique | 30 secs

Faris Dajani | 2025 | numérique | 3 mins

Depuis des décennies, le monde est à la merci des bêtes.

Au plus profond de sa poitrine se trouve un organe impossible – le cœur apolitique – qui ne bat pas au rythme de la vie, mais au rythme de la promesse fantomatique d’un avenir reporté. Il pousse un cri, une fois tous les quatre ans ; un cri en faveur de l’immobilisme, de la préservation d’un confort teinté de pourriture. Il vous supplie d’ignorer les cadavres.

RIFT est une ode au centre de plus en plus inhabitable, une zone morte d’inertie et de privilèges où l’idéologie se sclérose.

Le capitalisme en crise exacerbe les contradictions : la gauche et la droite se rassemblent tandis que le centre est tiré, étiré et déchiré par les affres de la polarité. Le centre ne peut pas – et ne veut pas – tenir.

The world has been at the mercy of beasts for decades.

At the core of its chest lies an impossible organ – the apolitical heart – beating not with life, but with the ghostly promise of a postponed future. It shrieks, once, every four years; a cry for stasis, for the preservation of comfort laced with rot. It begs you to ignore the bodies.

RIFT is an ode to the increasingly uninhabitable center, a deadzone of inertia and privilege where ideology goes calcifies.

Capitalism in crisis sharpens contradictions – left and right assemble as the middle is pulled, stretched and torn into the pangs of polarity. The center cannot – will not hold.

Jessie Mott & Steve Reinke | 2012 | numérique | 4 mins

A Day for Cake and Accidents met en scène une galerie de personnages animaux – chacun appartenant à une espèce différente, bien que souvent indéfinissable – qui sont aux prises avec un désespoir astrologique imminent et s’engagent dans des dialogues absurdes, confessant divers désirs mélancoliques et secrets transgressifs dans une abjection poétique propre au dessin animé.

A Day for Cake and Accidents features a cast of animal characters – each of a different, though often indeterminate, species – who struggle with impending astrological despair and engage in absurdist dialogs, confessing various melancholic desires and transgressive secrets in poetic cartoon abjection.

 Melissa Broder & Petra Collins | numérique | 2 mins

Scott Stark | 1994 | 16mm vers numérique | 8 mins

À partir de fiches d’information d’urgence subtilement prélevées au dos des sièges d’avion, I’ll Walk with God retrace en images la transcendance stoïque d’une hôtesse de l’air face aux épreuves de la vie et au-delà. Grâce à un système élaboré de postures et de nuances évoquant une synergie quasi rituelle, la ou les protagonistes féminines sont propulsées vers un plan spirituel supérieur, portées vers les cieux par les ailes chatoyantes du trémolo envoûtant de Mario Lanza.

Using emergency information cards surreptitiously lifted from the backs of airline seats, I’ll Walk with God pictorially charts an airline flight attendant’s stoic transcendence through and beyond worldly adversity. Through an elaborate system of posturing and nuance that evokes an almost ritualistic synergy, the female protagonist(s) are shuttled toward a higher spiritual plane, carried aloft on the shimmering wings of Mario Lanza’s soaring tremolo.